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5.1. Production – Reminéralisation :
5.1.1. Production primaire :
La production primaire est obtenue à partir des données de chlorophylle extraites de
la base de donnéesMEDAR/ MEDATLS, (2002) pour le bassin algérien et le Bassin liguroprovençal et est représentée en figure 40.
Production Primaire
256,9
289,9
223,1
257,7
310,6
208,9
0
50
100
150
200
250
300
350
Décennie "1"
Décennie "2"
Décennie "3"
PP(gC/m2/an)
B Alg
B LigPro
Figure 40 : Production primaire en gC/m
2
/an dans le bassin algérien et le bassin liguroprovençal pour les trois décennies étudiées.
La production primaire qui correspond à la biomasse phytoplanctonique présente la
même évolution dans le bassin algérien et le bassin liguro- provençal. On observe une
augmentation des productions des années 50 aux années 80 puis une diminution dans les
années 90. Ce schéma semble suivre l’évolution décennale des sels nutritifs et notamment
du phosphate dans la zone d’étude. En effet la deuxième décennie semble être la plus
fertile en terme de nitrates et de phosphates.
Les valeurs moyennes de la production primaire (toutes décennies confondues)
calculées dans le bassin algérien et le bassin liguro- provençal sont de 253 et 259 g C/m
2
/an
respectivement. Ceci reflète la richesse du bassin occidental, grâce à l’apport des eaux
atlantiques riches en sels nutritifs ainsi que les apports du Rhône dans le bassin liguroprovençal. A cela on peut ajouter les apports de phosphate saharien qui, en période
d'oligotrophie, peuvent représenter jusqu'à 15% de la production primaire dans la couche
mélangée de surface (RIDAME, 2001).
(MOREL and ANDRE, 1991 in BETHOUX et al, 1998b) ont estimé la production primaire
dans l’ensemble de la Mer Méditerranée à 130 gC/m
2
/an et à 160 gC/m
2
/an dans le bassin
occidental. Ces auteurs ont calculé la production primaire à partir des données satellitaires
de chlorophylle alors que dans notre étude nous avons utilisé les concentrations de
chlorophylle de nos climatologies. Cette différence dans la méthodologie pourrait expliquer la
différence entre les résultats. A cela s’ajoutent les erreurs de calcul lors des interpolations.
La chlorophylle est le paramètre le moins bien représenté et par conséquent ayant subi un
grand nombre d’interpolations spatio-temporelles. D’autre part, il a été montré, notamment
dans le bassin algérien, que l’essentiel de la production phytoplanctonique se situerait aux
C
CH HA AP PI IT TR RE E 5
5. . R
RE ES SU UL LT TA AT TS S E
ET T I
IN NT TE ER RP PR RE ET TA AT TI IO ON N: : L
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