Introduction
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L’efficacité alimentaire décrit la relation entre la quantité finale de biomasse produite
et la quantité d’aliment ingéré utilisée pour produire cette biomasse.
L’étude de l’efficacité alimentaire s’avère très prometteuse, et engendre un effet
positif indéniable sur l’économie et l’impact environnemental des élevages. Elle permet
d’augmenter la production aquacole tout en engendrant des revenus (diminution des quantités
d’aliment délivrées pour un même gain de poids), et joue un rôle majeur dans la préservation
de l’environnement en diminuant les effluents (matières non digérées et déchets du
métabolisme) dont la quantité est inversement liée à l’efficacité de transformation des
aliments (Phocas et al., 2014). Fréquemment sélectionnée chez les animaux terrestres, l’étude
de ce caractère se heurte chez les poissons à une difficulté méthodologique majeure,
l’impossibilité de mesurer facilement l’ingéré individuel et donc l’efficacité alimentaire. Seule
l’utilisation d’un critère indirect (qui lui est génétiquement corrélé) comme la résistance au
jeûne (Grima et al., 2010a ; Grima et al., 2010b) permet de le faire tout en induisant des
progrès relativement lents (Daulé et al., 2014). Des expérimentations récentes réalisées chez
le lapin (Drouilhet et al., 2013) montrent cependant que la croissance individuelle sous
conditions d’alimentation restreinte peut être un critère très efficace de la sélection de
l’efficacité alimentaire individuelle. Le principe de la sélection génétique est d’identifier les
individus qui fourniront les meilleurs descendants, qui seront ensuite utilisés comme géniteurs
pour produire la génération suivante afin d’améliorer les performances moyennes de la
population pour le caractère sélectionné. L’identification de ces futurs géniteurs nécessite de
développer des systèmes spécifiques pour tester les performances individuelles d’un grand
nombre de poissons.
Nous proposons donc de revisiter des stratégies anciennes d’alimentation de poissons
élevés séparément en cases (Nikki et al.,2004 ; Martins et al., 2006; Silverstein, 2006) en
les rendant plus praticables, les modes d’alimentation individuelle et de rationnement seront
combinés pour éviter la collecte journalière du non-ingéré qui rend ces stratégies totalement
inopérantes en pratique pour caractériser des effectifs suffisants (quelques centaines de
poissons).
L’objectif de ce travail consiste donc à mettre au point une méthode d’évaluation de la
prise alimentaire individuelle afin d’estimer la faisabilité d’étudier la variabilité
interindividuelle de l’efficacité alimentaire chez le bar, Dicentrarchus labrax.
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Contribution à l\'élaboration d\'une méthode d\'estimation de l\'éfficacité alimentaire individuelle. chez le bar commun. Dicentrarchus Labrax(Linnaeus,1758): - 12/75

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