Introduction
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Introduction
Les captures des pêcheries mondiales sont en pleine stagnation depuis 25 ans (FAO,
2014). Or, la demande de la population mondiale pour les produits de la mer ne cesse de
croître. Afin de satisfaire cette demande croissante, plusieurs pays ont mis en place ce qui
semble être la solution la plus plausible au déclin mondial des stocks de poissons marins :
l'aquaculture. Cette dernière est devenue le domaine de production animale qui connaît la plus
forte croissance au niveau mondial (230 % de 1990 à 2004 ; FAO, 2008), plus importante que
celle des autres productions animales ( 88 % pour la volaille, 26 % pour les ovins et 17 %
pour les bovins) (Ferlin, 2009). Aujourd’hui, près de la moitié des poissons consommés sont
issu de l’aquaculture (FAO, 2014).
En aquaculture et comme pour tous les autres élevages, et quelle que soit l’espèce de
poisson produite, l’aliment représente de 30 à 70 % des coûts d’exploitation (Shang, 1990).
Deux ingrédients majeurs sont utilisés comme matière première dans la fabrication d’aliments
piscicoles, la farine et l’huile de poisson. Ceci a cependant des conséquences inévitables sur la
durabilité des élevages (Cho et Bureau, 1997), du fait qu’ils dérivent essentiellement de la
pêche minotière dans les pays d’Amérique du sud. Le Pérou, qui pèche l’anchois péruvien,
Engraulis ringens, contribue à lui seul à fournir la moitié des farines de poisson
commercialisées dans le monde, dont plus de 70% sont destinées à l’aquaculture (UICN,
2015). Cette dépendance des captures ralentit le développement de l’aquaculture à cause des
problèmes de disponibilité et de la hausse du prix des aliments de poisson et de l’huile (Tacon
et Metian, 2008). En effet, l’augmentation croissante de la demande pour ces matières a mené
les principaux pays producteurs à mettre en place un système de quotas de pêche globaux afin
de faire face à la surpêche et de mettre un terme au déclin de la biomasse de poissons. Cette
mesure a conduit à la hausse de son prix jusqu’à atteindre un seuil de 2388 USD la tonne en
décembre 2014 (FAO, 2014). Parallèlement, les rejets des piscicultures en azote et en
phosphore sont directement proportionnels à l’utilisation de farine de poisson, ce qui affecte
la durabilité des élevages. Ceci a poussé les pisciculteurs à trouver des solutions plus durables
et plus économiques qui tendent vers la notion d’élevage « écologiquement intensif »
(Griffon, 2013), comme l’utilisation de substituants de farine de poissons dans les rations
(McHugh, 2003), mais surtout l’amélioration des performances de croissance et de
l’assimilation des aliments ingérés par les poissons élevés, i.e. l’efficacité alimentaire.
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Contribution à l\'élaboration d\'une méthode d\'estimation de l\'éfficacité alimentaire individuelle. chez le bar commun. Dicentrarchus Labrax(Linnaeus,1758): - 11/75

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