Chapitre premier : Données générales et Méthodes d’études
- 18 -
formol à 10%, qui outre ces propriété de conservation provoque un durcissement des tissus de
la paroi stomacale et des proies ce qui facilite les observations ultérieures.
4-2- Traitement des contenus stomacaux
Tous les poissons avaient une longueur comprise entre 17 cm et 30 cm. Chaque estomac est
ouvert par une incision longitudinale au-dessus d’une boite de pétri, puis vidé de son contenu
par lavage a l’aide d’une pissette et d’une pince fine.
Les grosses proies du matériel alimentaire de chaque estomac sont triées a l’œil nu ; ce
qui reste est alors examiné sous une loupe binoculaire a différents grossissements. Pour
chaque estomac, nous avons déterminé les proies qu’il contenait jusqu’à l’espèce si possible
et nous avons ensuite comptabilisé chaque espèce. Chaque groupe de proies est ensuite
observé à la loupe binoculaire pour une identification précise.
Dans le cas où les proies sont très fragmentées, on compte les parties facilement
identifiables : la partie céphalique pour les amphipodes, les céphalothorax pour les natantias
et les mysidacés, les disques pour les ophiuridés. Les débris de coquillage sont comptabilisés
comme proie unique, les proies dont l’état avancé de digestion ne permettait pas la
détermination, ont été classés dans les divers ou indéterminés (Cherabi, 1987).
4-3- Méthodes d’analyse des contenus stomacaux
4-3-1- Analyse qualitative
Elle permet de donner une liste aussi complète que possible des différentes proies
consommées. Cette liste a été établi à l’aide des documents des auteurs suivants (Riedl, 1984 ;
Trégouboff et Rose, 1957 ; Winpenny, 1966 ; Casanova, 1974 ; Russel, 1976 ; Martin, 2000)
ont permis l’identification de la majorité des proies.
4-3-2- Analyse quantitative
Elle complète la précédente, et permet de préciser l’importance relative des différentes
proies dans la composition globale de la nourriture, de mettre en évidence les variations
éventuelles du régime alimentaire en fonction de la taille des poissons, de la profondeur de
capture et de la saison. (Quiniou, 1978 in Cherabi, 1987). De plus, Cherabi (1987) cite trois
méthodes révisées par Hynes (1950) et Pillay (1952). Il s’agit des méthodes volumiques,
pondérales et numériques. Cette dernière est basée essentiellement sur l’importance
numérique des proies. Elle permet de connaître les préférences alimentaires du prédateur
considéré à l’aide de certains indices alimentaires :
- Le coefficient de vacuité (V) : pourcentage d’estomacs vides par rapport au nombre
total d’estomacs examinés.
Précédent

Contribution à l\'étude de l\'écologie et de la biologie du genre scomber: - 22/76

Suivant