Chapitre I
Généralités
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répandus dans le milieu marin, à la fois dans la colonne d’eau et dans les sédiments. Ils sont
capables d’utiliser les hydrocarbures comme source de carbone et d’énergie (Bertrand et
Mille, 1989 in Rouidi, 2014). Les principaux facteurs qui influent sur la vitesse et le degré de
biodégradation sont les caractéristiques de l’hydrocarbure, la disponibilité d’oxygène et de
nutriments (principalement les composés d’azote et de phosphore) et la température. Plusieurs
composés intermédiaires sont des produits au fur et à mesure de la décomposition des
hydrocarbures, mais les produits finaux de la biodégradation sont le dioxyde de carbone
(CO 2 ) et l’eau (H 2 O). (ITOPF, 2012).
Pendant de nombreuses années, on pensait que les hydrocarbures ne pouvaient être
dégradés qu’en présence d’oxygène. En fait, la biodégradation des hydrocarbures est aussi
possible en conditions anaérobies (Bertrand et al, 2011 in Rouidi, 2014). De nombreux
hydrocarbures, essentiellement aromatiques, mais également des alcanes saturés et insaturés,
sont dégradés par des microorganismes qui utilisent le nitrate, le sulfate voire le fer comme
accepteur terminal d’électrons (Harms et al, 1999 in Kanan, 2012). À titre d’exemple, le
toluène est dégradé par des micro-organismes dénitrifiants, sulfatoréducteurs ou réduisants le
fer (Cupples, 2011 in Kanan, 2012).
4.6. Impact des hydrocarbures sur l’environnement
Les déversements d’hydrocarbures peuvent avoir des répercussions sérieuses sur
l’environnement marin, tant par engluement physique que par toxicité. La sévérité de l’impact
dépend généralement de la quantité et du type d’hydrocarbure déversé, des conditions
ambiantes, ainsi que de la solubilité aux hydrocarbures des organismes touchés et de leurs
habitas (ITOPF, 2013).
4.6.1. Impact physique
Un film d’hydrocarbure étalé à la surface de la mer empêche les échanges air/mer
nécessaire à de nombreux cycles biologiques marins. Par conséquent :
- Il diminue le renouvellement de l’oxygène ;
- Il est un obstacle aux rayons du soleil ;
- Il entraine une augmentation de la température et favorise la prolifération de microorganismes consommateurs d’oxygène (Saker, 2007)
Généralités
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répandus dans le milieu marin, à la fois dans la colonne d’eau et dans les sédiments. Ils sont
capables d’utiliser les hydrocarbures comme source de carbone et d’énergie (Bertrand et
Mille, 1989 in Rouidi, 2014). Les principaux facteurs qui influent sur la vitesse et le degré de
biodégradation sont les caractéristiques de l’hydrocarbure, la disponibilité d’oxygène et de
nutriments (principalement les composés d’azote et de phosphore) et la température. Plusieurs
composés intermédiaires sont des produits au fur et à mesure de la décomposition des
hydrocarbures, mais les produits finaux de la biodégradation sont le dioxyde de carbone
(CO 2 ) et l’eau (H 2 O). (ITOPF, 2012).
Pendant de nombreuses années, on pensait que les hydrocarbures ne pouvaient être
dégradés qu’en présence d’oxygène. En fait, la biodégradation des hydrocarbures est aussi
possible en conditions anaérobies (Bertrand et al, 2011 in Rouidi, 2014). De nombreux
hydrocarbures, essentiellement aromatiques, mais également des alcanes saturés et insaturés,
sont dégradés par des microorganismes qui utilisent le nitrate, le sulfate voire le fer comme
accepteur terminal d’électrons (Harms et al, 1999 in Kanan, 2012). À titre d’exemple, le
toluène est dégradé par des micro-organismes dénitrifiants, sulfatoréducteurs ou réduisants le
fer (Cupples, 2011 in Kanan, 2012).
4.6. Impact des hydrocarbures sur l’environnement
Les déversements d’hydrocarbures peuvent avoir des répercussions sérieuses sur
l’environnement marin, tant par engluement physique que par toxicité. La sévérité de l’impact
dépend généralement de la quantité et du type d’hydrocarbure déversé, des conditions
ambiantes, ainsi que de la solubilité aux hydrocarbures des organismes touchés et de leurs
habitas (ITOPF, 2013).
4.6.1. Impact physique
Un film d’hydrocarbure étalé à la surface de la mer empêche les échanges air/mer
nécessaire à de nombreux cycles biologiques marins. Par conséquent :
- Il diminue le renouvellement de l’oxygène ;
- Il est un obstacle aux rayons du soleil ;
- Il entraine une augmentation de la température et favorise la prolifération de microorganismes consommateurs d’oxygène (Saker, 2007)
