Chapitre 2
Les hydrocarbures
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6.2.
Effet sur la faune et la flore planctonique.
Les organismes planctoniques étant solidaires des masses d’eau sont vulnérables aux
déversements pétroliers.
6.2.1. Phytoplancton.
Les huiles répandues en surface forment un filtre entre le soleil et le milieu aquatique
pouvant réduire de 90% la pénétration de la lumière (Vaissière, 1976 in Houma, 2005). Cet
écran a pour conséquences immédiates de ralentir l’activité photosynthétique du
phytoplancton et la production primaire en est considérablement affectée.
6.2.2. Zooplancton.
Des travaux de laboratoire effectués avec des crustacés planctoniques, ont montré que
ces derniers accumulent des hydrocarbures aromatiques et paraffiniques très variés à partir de
la nourriture ou de l’eau. Les études de CORNER 1976 ( Lacaze, 1980) montrent que pour
les naphtalènes la voie d’entrer alimentaire est plus importante que la prise directe dans l’eau.
6.3.
Effet sur les crustacés benthiques.
Des crevettes et des crabes exposés à des hydrocarbures aromatiques polycycliques sont
capables de les éliminer en deux ou trois jours. Cependant, d’après Burns 1976 ( Lacaze,
1980) le Crabe UCA Pugnas retient des hydrocarbures quatre années après un déversement
pétrolier.
6.4.
Effet sur les vers.
Les polluants associés aux sédiments sont absorbés par les vers filtreurs aussi,
polychètes et vers ont-ils développés des systèmes enzymatiques qui métabolisent les
hydrocarbures Lee 1977( Lacaze, 1980).
6.5.
Effet sur les bivalves.
Les hydrocarbures du fait de leur faible solubilité dans l’eau, semblent être retenus dans
les réservoirs lipidiques des tissus des bivalves.
6.6. Effet sur les poissons.
L’accumulation des hydrocarbures dans les tissus provoque suivant les espèces de
poissons après les détergents des mécanismes cellulaires, des perturbations multiples du
comportement, de l’alimentation et de la reproduction.
Ils conduisent souvent à des teneurs ou à des altérations cutanées telles que des nécroses
qui apparaissent dans le système nerveux central, les intestins et le foie.
Les larves sont plus sensibles aux hydrocarbures que les spécimens adultes. En effet
dans la zone polluée par le Torrey-Canyon, les œufs de sardine étaient morts dans une
proportion de 50 à 90% et les larves étaient plus ou moins absentes.
Le mulet et le thon sont les espèces les plus fréquemment atteintes dans les zones
polluées des ports (Lacaze, 1980).
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