Chapitre I : Généralités
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Ces blooms de phytoplancton sont conditionnés par la stabilité de l’eau dans les zones
côtières, ces zones sont par ailleurs très sensibles aux apports d’eau mixée qui va descendre et
favoriser le développement du phytoplancton. (Finenko, 1987).
I-6-2- Le zooplancton
La biodiversité du zooplancton du bassin algérien est étroitement corrélée aux facteurs du
milieu. Les écosystèmes oligotrophe côtiers à caractère atlantique et du large à caractère
méditerranéen sont plus riches spécifiquement par apport à la zone productive du type frontal
(Jacques et Tréguer, 1986).
Les peuplements zooplanctoniques de la zone néritique se montrent dans l’ensemble, plus
riches et plus abondants tant qualitativement que quantitativement. Ils présentent une
moyenne de 66.66 ± 2.88 ind.m
3 . Les crustacés forment le groupe le plus abondant et le
groupe des copépodes est le mieux représentent avec 66 espèces, et ils représentent 39 % du
zooplancton ainsi les copépodes pélagique représentent 64.40 % des ces crustacées, soit en
moyenne 19.43±0.94 ind. m
3 , (Kerzabi, 2004). Cette richesse peut être notamment expliquée
par la plus grande productivité primaire de ces eaux sous l’influence enrichissante du courant
algérien, des tourbillons côtiers et des résurgences côtières.
Selon (Kerzabi, 2004) les copépodes sont constitués d’un mélange de communautés
d’affinités diverses : tempérée, eurytherme, atlantique, néritique et superficielle, océanique et
profonde. La communauté profonde se superpose à la faune épipélagique superficielle. Sa
présence est due principalement aux migrations verticales, mais également à certains
phénomènes hydrodynamiques tels que les divergences. L’entrainement par ces processus
pourrait expliquer la présence en surface d’espèce eurybathes. Ces espèces se raréfient dans la
couche épipélagique en période de stratification estivale ainsi qu’au large ou les mouvements
verticaux semblent moins marqués.
(Kerzabi, 2004), montre que la répartition des richesses spécifiques, des biomasses, des
abondances totales et de celle des copépodes suit un double gradient décroissant de la côte
vers le large et d’Est en Ouest.
(Seguin, 1973), montre dans la baie d’Alger sur un cycle annuel, une dominance nette des
copépodes, cet auteur distingue trois périodes :
- Juin- Octobre : période chaude.
- Novembre-Mars : période froide.
- Avril- Mai : période de réchauffement.
Le maximum de copépodes (le nombre d’individus par mètre cube d’eau) s’observe
durant la période froide 494 et le minimum 209 en Avril-Mai. La période chaude se
caractérise par une valeur moyenne de 294 individus/m3. Les formes les plus répandues des
copépodes sont les Nauplii et les Copépodites qui dépassent quelques fois le pourcentage de
50% de zooplancton.
(Jacques et Tréguer, 1986), observent en hiver et au printemps, de fortes concentrations
de jeunes Copépodes dans la zone frontale à for gradient de densité qui est le siège, même en
été, de mouvements verticaux.
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