B. La gestion
Le terme « gestion », passé du langage économique au langage courant des institutionnels,
des politiques, des administrations, est utilisé quotidiennement pour désigner une façon de
gouverner démocratiquement des espaces, qu’ils soient naturels, urbains, littoraux,
montagnards, etc. (SECULA, 2011)
L’approche multifonctionnelle des espaces protégés nécessite en effet de gérer des conflits
potentiels tels que le développement du tourisme et des loisirs et la protection de la
biodiversité, la gestion de la rareté relative des ressources et la maintenance de services
environnementaux, et de prévenir les conflits que celle-ci pourrait engendrer. (MABILE,
2004) (PETITJEAN, 2010)
Au cours de l’histoire, les sociétés ont inventé et développé des modes de gestion collective
des ressources naturelles qui constituaient un des fondements de la survie et de la richesse.
Dans ce contexte une évolution vers de nouvelles formes de gouvernance peut servir à la
gestion de ressources naturelles. (VAN DEN HOVES, 2001) (TAGLIONI, 2013)
1. La gestion intégrée des zones côtières (GIZC)
La gestion intégrée des zones côtières (GIZC) vise à introduire les principes du
développement durable dans l’aménagement des zones littorales, c’est une approche adoptée
par plusieurs pays afin de répondre aux enjeux environnementaux et socio-économiques
permettant l’implication des collectivités côtières dans le processus de prise de décisions.
(REY-VALETTE & ANTONA, 2009) (PRIEUR. M, 2012)
Elle est entrée dans la sphère politique internationale et définie comme : un processus
dynamique par lequel une stratégie coordonnée est développée et mise en œuvre pour
l’allocation des ressources environnementales, socioculturelles et institutionnelles afin
d’assurer la conservation et l’usage multiple et durable de la zone côtière, ce processus réunit
gouvernement et société, science et indicateurs, intérêt publique et privé, en vue de la
protection et du développement des systèmes et ressources côtières. Ce processus vise à
optimiser les choix à long terme. (BILLE, 2006)
La participation des acteurs aux initiatives de GIZC est considérée par la doctrine comme
une exigence. Cette participation dès les premiers stades du processus GIZC permettra de
faciliter la mise en œuvre du plan ou du programme qui sera élaboré, elle doit donner aux
acteurs une voix dans la prise de décision. (ROCHETTE & COMLEY, 2015)
En 2008, l’Algérie a signé le Protocole relatif à la gestion intégrée des zones côtières (GIZC)
de la Méditerranée, entré en vigueur le 23 mars 2011. Dans son article 18.1, ce Protocole
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