Chapitre III
Matériels et méthodes
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VI.2.Analyses quantitatives
L’analyse quantitative complète la qualitative, car on ne peut pas compter les espèces non
identifiées. Par ailleurs, pour estimer la biomasse et l’abondance du microplancton, il est
indispensable de procéder aux analyses quantitatives.
Les méthodes d’observation quantitative du microplancton sont nombreuses (Travers, 1971 ;
Sournia, 1978 in Fereidoun, 1982). Parmi ces techniques, la mieux adoptée au
microplancton est celle d’Utermöhl (1958).
Cette méthode permet une concentration préalable des particules dans la chambre
microscopique d’observation. Cela n’est pas envisageable avec les lames classiques
d’observation et de comptage microscopique, car les concentrations des populations naturelles
sont rarement suffisantes pour être examinées sans concentration préalable.
Le seul inconvénient de la méthode est la durée importante de comptages. Ceci peut varier,
selon la concentration du plancton, entre 15 min. et une demi-journée.
VI.3.Méthodes univariées
VI.3.1. Richesse spécifique
C’est le nombre total des diverses catégories taxonomiques auxquelles appartiennent les
organismes prélevés à une station d’échantillonnage. Elle mesure la diversité la plus
élémentaire, fondée directement sur le nombre total d'espèces dans un site. Un grand nombre
d'espèces fait augmenter la diversité spécifique. Toutefois, cette méthode dépend de la taille
des échantillons et ne considère pas l'abondance relative des différentes espèces
(Ngansoumana, 2006).
VI.3.2. Indices de diversité
La richesse spécifique ne considérant pas l'abondance relative des différentes espèces, sa
valeur écologique est donc limitée (Travers, 1964). De nombreux indices de diversité sont
ainsi proposés et permettent de donner une expression qualitative plus ou moins pertinente de
la structure de l’écosystème.
VI.3.2.1. Indice de diversité de SHANON-WIENER H’ (1948)
L’indice de Shannon-Wiener est le plus couramment utilisé et recommandé par différents
auteurs
(Gray
et
al.,
1992
in
Grall
et
al.,
2006).
C’est la quantité d’information apportée par un échantillon sur les structures du peuplement
dont provient l’échantillon et sur la façon dont les individus y sont répartis entre diverses
espèces (Daget, 1976 in Benchrik et al., 2002).
Selon Dajoz (1975), la diversité est la fonction de la probabilité Pi de présence de chaque
espèce i par rapport au nombre total d’individus (Benchrik et al., 2002).
Il est donné par la formule suivante :
H'= - ∑ 𝑝𝑖 log 𝑝𝑖
𝑠
𝑖=1
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La corrélation entre les paramètres physiques et la densité de microplancton dans la côte Algérienne: région centrale - 37/106

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