CHAPITRE I. GENERALITES
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Le peuplement ichtyologique de l’oued Soummam est représenté par 19 espèces réparties en 11
familles (LAHDIR et TAYEB-CHERIF, 2015). Les données les plus récentes sur l’ichtyofaune
dans la vallée de la Soummam sont celles rapportées par CHENNI (2005), BACHA et AMARA
(2007) ainsi que AMALOU et MOULAI (2013). La synthèse de l’ensemble des données de ces
auteurs a permet de compiler une liste composée de 21 espèces de poissons réparties en 12
familles. Parmi les espèces répertoriées, 4 sont signalées comme introduites (Cyprinus carpio,
Rutilus rutilus, Alburnus alburnus et Gambusia holbrooki) et les 17 autres en tant
qu’autochtones. La richesse en poissons représente près de 44 % de l’ichtyofaune algérienne (48
espèces selon AMALOU et MOULAI, 2013).
6.2. La flore
La vallée de la Soummam est marquée par la présence d’une végétation naturelle arbustive. Elle
occupe une superficie de 27 364 hectares, caractérisée par la présence de nombreux essence
ligneux voir les plus dominants comme : le chêne liège, le pin d’Alep, le chêne vert et le
peuplier. En plus des forêts naturelles, il existe aussi des forêts artificielles à Eucalyptus
camaldulensis qui a été introduite d’Australie (CHENNI, 2005).
L’oued Soummam représente une richesse remarquable de la flore algale. L’étude de BACHA
(2003) a permis de recenser un total de 107 taxons dans l’ensemble de l’oued Soummam et le
marais de Tamellaht, (62 taxons) répartis en quatre embranchements : Chlorophytes (44%),
Chromophytes (26%), Schizophytes (19%) avec la présence remarquable de l’amont en aval de
Pseudanabaena crassa (Espèce propre à l’Asie et l’Europe), et Euglenophytes (11%). La lagune
de Tamellaht abrite 72 taxons répartis en cinq embranchements : Chromophytes (38,89 %),
Schizophytes (38,89 %), Chlorophytes (22,22 %) avec la présence de Phythelios viridis (espèce
rare), Euglenophytes (5,56 %) et les Pyrophytes (1,39 %).
7. Effet des effluents urbains et des industriels sur la qualité de l’oued
Soummam et du milieu marin côtier
Plusieurs auteurs ont relevé des anomalies chez les animaux aquatiques pêchés dans l’oued
Soummam et dans le golf de Bejaia. Ces anomalies seraient dues à la pollution chimique ou /et
parasitaires.
- Dans le cadre d’une étude portant sur le cycle sexuel de Barbus callensis (Valenciennes, 1842)
de l’oued Soummam, il a été constaté, chez certains individus, des cas d’hermaphrodisme
synchrone. Les observations des gonades mettent en évidence 16 cas d’hermaphrodisme parmi
les 700 individus examinés, soit 2,28% de l’échantillonnage. Il s’agit de la première signalisation
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