Conclusion
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L’objectif principal de cette étude était d’évaluer le niveau de la radioactivité naturelle et
artificielle et le niveau de la contamination métallique dans les sédiments peu profonds de
la baie d’Alger et la baie de Bou-Ismail d’une part et, à l’aide des outils chronologiques de
210 Pb et
137 Cs, essayer d’estimer la vitesse et le taux de sédimentation dans ce dernier, afin
de simuler un âge pour chaque niveau de profondeur étudié d’autre part. Ceci a permis de
déterminer l’historique de l’archive géochimique de ces sédiments.
A cet effet, deux carottes de sédiment marin ont été prélevées, l’une au niveau de
l’embouchure de l’oued El-Harrach, dans la baie d’Alger d’une longueur de 34cm et à une
profondeur de 94m et l’autre en face de l’oued El-Nador dans la baie de Bou-Ismail d’une
longueur de 16cm et à une profondeur de 73m.
Après comptage direct par spectrométrie gamma, on a pu déterminer le niveau de la
radioactivité dans les différentes couches du sédiment. Ils sont issus des familles de
désintégration de
238 U, et
232 Th et du
40
K, dont l’origine est terrestre.
Cette radioactivité naturelle ne présente aucun risque radiologique, et elle a une valeur
moyenne de 87.68Bq/Kg et 88.30Bq/kg Radium Equivalent Activity (Raeq) dans les
sédiments de la baie de Bou-Ismail et la baie d’Alger, respectivement. Cet indice de risque
est inférieur à la valeur maximale de 370Bq/Kg recommandée par (UNSCEAR, 2000) pour
les matériaux.
L’analyse a révélé aussi la présence du
137
Cs dont l’origine est artificielle avec une
activité moyenne faible qui est de l’ordre de 3.48±0.20Bq/Kg et 2.55±0.17Bq/Kg dans les
sédiments de la baie d’Alger et la baie de Bou-Ismail, respectivement.
Un mélange total a été remarqué dans le profil du
137 Cs dans la carotte de sédiment
de la baie d’Alger. Donc, ce dernier n’apporte pas une variation exploitable pour bien
séparer les deux pics attendus de 1963 et 1986 correspondant aux maximum d’émissions
d’essais nucléaires et l’accident de Tchernobyl, respectivement. En revanche, le profil de
ce radioélément artificiel dans la carotte de sédiment de la baie de Bou-Ismail donne une
meilleure résolution qui permet de positionner le pic de Tchernobyl 1986 à la couche (7-8)
cm.
Dans la carotte de sédiment de la baie de Bou-Ismail, le taux de sédimentation
moyen estimé par les modèles CRS et CFCS est de (0.17±0.02)g/cm
2 /an et
(0.16±0.03)g/cm
2 /an, respectivement. La vitesse de sédimentation moyenne déduite par ces
deux modèles est (0.25±0.03)cm/an et (0.19±0.03)cm/an, respectivement. Et à l’aide du
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Les radioéléments et l\'historique de la contamination dans les sédiments de la côte algéroise : - 166/194

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