Chapitre V
Prédimensionnement des ouvrages de protection et d’accostage
OUNIS F. S. & ABER K.
65
ENSSMAL
Introduction
Ce chapitre porte principalement sur la conception et le dimensionnement de l’ouvrage de
protection ainsi que la vérification des franchissements de la houle. Pour la réalisation des
calculs, les données des houles utilisées sont détaillées dans le chapitre précèdent et la méthode
et formules d’HUDSON et de TERZAGHI.
V.1 Généralité sur les ouvrages de protection et d’accostage
Un port est constitué de deux ouvrages de protection extérieurs, une jetée principale et une jetée
secondaire ainsi de plusieurs ouvrages intérieurs, les quais et les appontements
Ces ouvrages de protection qui ont pour rôle la protection des zones de manœuvre et des portes
d’opérations contre l’agitation causée par la houle. Ils assurent aussi le calibrage du chenal accès
pour les ports intérieurs.
V.1.1 Les digues :
Ce sont des constructions de remblai longitudinal, naturel ou artificiel, protègent les ports contre
les assauts des houles du larges et permettent (par réfraction / diffraction de la houle incidente)
de réduire l’agitation intérieure à moins d’un mètre d’amplitude. Elles doivent résister à des
vagues dont l’amplitude plus grande que la profondeur au pied de l’ouvrage (peut dépasser la
dizaine de mètres). Selon (CETMEF, 2009a)
Nous distinguons trois structures de digues essentielles : Digue à talus, digues verticales, et
digues mixtes. La houle résiduelle ou recréée derrière l’ouvrage sera composée :
De la houle transmise à travers l’ouvrage ;
De la houle qui franchira l’ouvrage soit par déversement
Au-dessus de celui-ci, soit par des paquets de mer jaillissant à plusieurs dizaines de mètres de
hauteur et qui, poussés par le vent, retomberont derrière l’ouvrage (CAMINADE, 2012)
Les éléments constitutifs de la digue : Une digue à talus est composée Figure V-1
D’une carapace, qui fait l'objet principal des études de dimensionnement, est de protéger
la digue de l'action de la houle et donc la dissipation de l'énergie de la houle. Les
matériaux utilisés en carapace peuvent être constitués : d'enrochements naturels ; de blocs
Artificiels massifs en béton ;
D’une sous couche, le filtre, que l'on désigne aussi comme sous-couche, doit réaliser un
certain nombre de fonctions à l'intérieur de la digue comme : filtre granulométrique entre
le noyau et la carapace, fondation pour la carapace externe, filtre hydraulique et
dissipation de l'énergie de la houle après son passage à travers la carapace et protection
du noyau pendant la construction de l'ouvrage ;
D’un noyau (généralement construit en matériau de dragage ou d’abattage, de
granulométrie étalée comme le tout-venant) protégé par des sous-couches. Son rôle est de
minimiser la transmission de l’énergie des vagues a l’intérieur du bassin ;
D’un soubassement et éventuellement d’un tapis de pied à la partie inférieure de la digue;
Une butée de pied et une protection anti-affouillement du talus côté mer de la digue sont
nécessaires pour maintenir la stabilité du talus en cas d’érosion du fond de la mer.
De cavaliers de pied qui renforcent, si besoin, l’ouvrage en partie basse ;
Enfin d’un couronnement en partie haute qui représente la voie de circulation de la digue.
Selon (CAMINADE, 2012) et (CETMEF, 2009a)
Prédimensionnement des ouvrages de protection et d’accostage
OUNIS F. S. & ABER K.
65
ENSSMAL
Introduction
Ce chapitre porte principalement sur la conception et le dimensionnement de l’ouvrage de
protection ainsi que la vérification des franchissements de la houle. Pour la réalisation des
calculs, les données des houles utilisées sont détaillées dans le chapitre précèdent et la méthode
et formules d’HUDSON et de TERZAGHI.
V.1 Généralité sur les ouvrages de protection et d’accostage
Un port est constitué de deux ouvrages de protection extérieurs, une jetée principale et une jetée
secondaire ainsi de plusieurs ouvrages intérieurs, les quais et les appontements
Ces ouvrages de protection qui ont pour rôle la protection des zones de manœuvre et des portes
d’opérations contre l’agitation causée par la houle. Ils assurent aussi le calibrage du chenal accès
pour les ports intérieurs.
V.1.1 Les digues :
Ce sont des constructions de remblai longitudinal, naturel ou artificiel, protègent les ports contre
les assauts des houles du larges et permettent (par réfraction / diffraction de la houle incidente)
de réduire l’agitation intérieure à moins d’un mètre d’amplitude. Elles doivent résister à des
vagues dont l’amplitude plus grande que la profondeur au pied de l’ouvrage (peut dépasser la
dizaine de mètres). Selon (CETMEF, 2009a)
Nous distinguons trois structures de digues essentielles : Digue à talus, digues verticales, et
digues mixtes. La houle résiduelle ou recréée derrière l’ouvrage sera composée :
De la houle transmise à travers l’ouvrage ;
De la houle qui franchira l’ouvrage soit par déversement
Au-dessus de celui-ci, soit par des paquets de mer jaillissant à plusieurs dizaines de mètres de
hauteur et qui, poussés par le vent, retomberont derrière l’ouvrage (CAMINADE, 2012)
Les éléments constitutifs de la digue : Une digue à talus est composée Figure V-1
D’une carapace, qui fait l'objet principal des études de dimensionnement, est de protéger
la digue de l'action de la houle et donc la dissipation de l'énergie de la houle. Les
matériaux utilisés en carapace peuvent être constitués : d'enrochements naturels ; de blocs
Artificiels massifs en béton ;
D’une sous couche, le filtre, que l'on désigne aussi comme sous-couche, doit réaliser un
certain nombre de fonctions à l'intérieur de la digue comme : filtre granulométrique entre
le noyau et la carapace, fondation pour la carapace externe, filtre hydraulique et
dissipation de l'énergie de la houle après son passage à travers la carapace et protection
du noyau pendant la construction de l'ouvrage ;
D’un noyau (généralement construit en matériau de dragage ou d’abattage, de
granulométrie étalée comme le tout-venant) protégé par des sous-couches. Son rôle est de
minimiser la transmission de l’énergie des vagues a l’intérieur du bassin ;
D’un soubassement et éventuellement d’un tapis de pied à la partie inférieure de la digue;
Une butée de pied et une protection anti-affouillement du talus côté mer de la digue sont
nécessaires pour maintenir la stabilité du talus en cas d’érosion du fond de la mer.
De cavaliers de pied qui renforcent, si besoin, l’ouvrage en partie basse ;
Enfin d’un couronnement en partie haute qui représente la voie de circulation de la digue.
Selon (CAMINADE, 2012) et (CETMEF, 2009a)
