Chapitre I : Généralités
9
au-dessous de la partie molle de la dorsale, ou soit en 2 parties distinctes
Les individus de cette famille ressemblent énormément aux représentants des Scaridae et
Serranidae, d’ailleurs ces trois familles sont considérées voisines (Fisher et al., 1987) :
- les Scaridés se caractérisent par une mâchoire en forme de bec munie de dents non séparées,
- et les Serranidés se caractérisent par un opercule qui contient 2 à 3 épines.
 Reproduction et notion de livrée
Selon Lejeune (1985), la majorité des espèces de Labridés sont hermaphrodites, à l’exception de
certaines qui sont gonochoriques. Le même auteur signale que de nombreuses espèces
hermaphrodites protogynes (où les tissus femelles de la gonade sont fonctionnels avant les mâles)
ont été et décrites, alors qu’aucun cas d’hermaphrodisme protandre (où les tissus mâles de la
gonade sont fonctionnels avant les tissus femelles) ; ou synchrone (où les tissus mâles et femelles
des gonades sont présents ensemble et capables de produire des gamètes en même temps) n’a été
signalé.
L’inversion sexuelle des Labridae est souvent liée à un changement de patron (livrée) de
coloration, cependant le synchronisme entre le changement de coloration et l’inversion sexuelle
n’est pas parafait.
Les espèces monochromatiques sont celles qui n’ont qu’un seul patron de coloration durant toute
leur vie, alors que lorsqu’un labroide présente deux patrons de coloration, on dit que l’espèce est
dichromatique. Il est à distinguer chez les dichromatiques selon la croissance de l’individu trois
patrons (livrée) de coloration :
- le patron de coloration des individus les plus jeunes est terne et porte le nom de phase
colorée initiale ; encore dits « individus initiaux », composés des femelles, des mâles primaires et
parfois des mâles secondaires.,
- le patron de coloration qui correspond à des individus plus âgés est brillamment coloré et porte
le nom de phase colorée terminale, on parle donc « d’individus terminaux », composés par des
mâles primaires âgés et par des mâles secondaires.
- chez les espèces où les mâles sont nés comme tels sont nommés « mâles primaires » et ceux qui
résultent de l’inversion sexuelle des femelles sont nommés « mâles secondaires ». Lorsque
l’espèce possède à la fois des mâles primaires et des mâles secondaires c'est-à-dire deux types de
mâles, on dit que l’espèce est diandrique. Chez certaines espèces, les mâles primaires n’existent
pas donc l’espèce est monandrique et la protogynie est stricte.
Chez les labridés, la majorité des espèces sont diandriques mais la monoandrie n’est pas rare, elle
est souvent associée au monochromatisme.
Précédent

Contribution à l\'identification des pièces crâniènes et à l\'élaboration d\'une base de données ostéologiques.: cas des labridae, dans le bassin algerien - 12/57

Suivant