| Résultats et Discussion
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La baie de Bou Ismail en Mars 2017 (Fig. 27 et 35), présente de moyennes concentrations au
niveau de la ligne côtière, ce qui pourrait indiquer la consommation du phytoplancton
développé aux mois écoulé, mais il y a toujours des poussées phytoplanctoniques auprès des
rejets des eaux usées notamment dans la partie Est de la baie.
Le panache observé au mois de janvier a disparu, et a laissé place à de faibles concentrations
en chlorophylle-a. Cette disparition pourrait être due à la consommation du phytoplancton
développé par les espèces phytophages. Cependant, les zones côtières montrant de moyennes
concentrations en chlorophylle-a, ces zones pourraient être le siège de rejets permanents
d’eaux polluées chargées en éléments nutritifs (eaux urbaines, eaux polluées de l’industrie…).
Avril
Le taux de la chlorophylle-a le plus important est enregistré au niveau du port de Sidi Fredj
(0.9 mg/m
3 ), le minimum est toujours observé au niveau des eaux du large (0.1 mg/m
3 ) (Fig.
29 et 37).
Au mois d’Avril, un abaissement des valeurs de concentration de la chlorophylle-a est visible
en pleine mer alors qu’elles sont toujours élevées autours des rejets des oueds et des eaux
usées, ainsi qu’au niveau des ports.
4.2.2 Evolution de la turbidité satellitaire dans la baie de Bou Ismail estimé par
l’algorithme empirique
Janvier
Les valeurs de la turbidité pendant ce mois sont comprises entre 0.1 NTU et 5 NTU (Fig. 39).
La turbidité se distribue spatialement d’une manière inégale. On constate de fortes turbidités
dans la partie Est de la baie, particulièrement au niveau de l’oued Mazafran. La turbidité est
estimée forte au niveau de l’embouchure d’oued Nador aussi. Ces valeurs diminuent en allant
vers le large, puis elles s’annulent à l’Est de la baie, ce qui reste une ambiguïté à lever. Cette
turbidité pourrait être liée aux rejets des agglomérations et des ports, notamment les eaux
usées chargées en matière en suspension (organique et particulaire). En outre, la précipitation
durant ce mois était très importante, de ce fait, les courants débitent encore plus et déversent
plus de matière en suspension en mer durant ce mois. La distribution de cette turbidité est
ainsi, probablement à cause de la direction du courant côtier de secteur ouest qui fait
transporter les masses d’eau de l’ouest vers l’est, ce qui en résulte un panache suivant la
même direction.
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