Chapitre 03 : Résultats et discussion
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• d’eutrophisation ;
• d’épuisement de l’oxygène ;
• et d’altération de la biodiversité locale.
VI.2 Les interactions entre les pratiques de l’aquaculture et
l’environnement :
L’interaction biologique provoquée par la fuite accidentelle d’organismes élevés ou par
l’introduction d’espèces exotiques dans l’écosystème peut entraîner des altérations des
caractéristiques génétiques des populations sauvages. Ces organismes fugitifs peuvent non
seulement rivaliser avec les espèces autochtones pour les aliments et l’espace, mais aussi leur
transmettre des pathogènes ou des parasites. Bien que les bactéries, virus et autres pathogènes
soient naturellement présents dans le milieu, les pathologies sont plus fréquentes chez les
organismes cultivés. (IUCN, 2007)
Tableau 41: Les interactions entre les pratiques de l’aquaculture et l’environnement. (IUCN,
2007)
Interaction
Principe
1 Domestication
La domestication d’espèces est nécessaire à l’aquaculture.
L’interaction des organismes domestiqués avec leurs
homologues sauvages ne doit pas produire d’effets
néfastes.
2 Introduction d’espèces
marines
L’utilisation d’espèces exotiques en aquaculture représente
un risque majeur.
Le principe de précaution doit être appliqué.
L’introduction d’espèces ne doit être réalisée que dans des
cas spécifiques et en adoptant toutes les précautions
nécessaires.
3 Capture des stocks
sauvages pour
l’aquaculture
La mise en élevage d’organismes marins ne doit affecter ni
l’état naturel, ni la viabilité des populations sauvages, ni
leurs écosystèmes, ni la biodiversité.
4 Ingrédients des
aliments
La production d’aliments pour les organismes aquatiques
doit être réalisée de façon durable.
La source des matières premières utilisées doit être
environnementalement acceptable et ne doit pas produire
d’impacts préjudiciables dans les écosystèmes à partir
desquels ces ingrédients sont obtenus.
5 Matières organiques
dans les effluents
Les matières organiques issues des fermes aquacoles
doivent pouvoir être assimilées par le milieu récepteur,
qualitativement et quantitativement, sans entraîner
d’impacts négatifs sur l’écosystème local.
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