Introduction
Introduction générale
Le monde prend conscience que le développement économique suppose une
utilisation de plus en plus importante des ressources fossiles « tarissables ». Cette utilisation
massive compromet l’environnement par la pollution, elle met en péril la biodiversité mettant
en danger notre existence. Quelques décennies ont suffit pour voir se développer d’une
manière intensive des dérivés du pétrole dont beaucoup de polymères devenus indispensables
dans la vie aussi bien professionnelle que de tous les jours. Utilisés aussi bien en industrie
qu’en agriculture pour des utilités diverses et des applications multiples, il serait aujourd’hui
impossible à un individu d’imaginer une vie sans polymères. Les polymères issus du pétrole,
ne sont pas biodégradable leur recyclage est aussi désastreux pour l’environnement que leur
fin de vie, de plus ils ne sont pas économiquement rentable ; d’où l’idée de trouver des
ressources naturelles de substitution, renouvelables et biodégradables à celles épuisables,
nocives et polluantes.
Parmi les matières premières bon marché, renouvelables et non nocives pour
l’environnement, on peut citer les matériaux issus des ressources marines, en particulier la
chitine et son principal dérivé le chitosane (Crini et al., 2009).En effet, le nombre de
publications scientifiques ayant trait au chitosane connait une progression exponentielle
depuis maintenant une trentaine d’années (Voir :La recherche concernant la chitine et ses
dérivés – Annexe 01).
Présente dans de nombreux organismes vivants, la chitine est le polysaccharide le plus
abondant dans la nature après la cellulose. La chitine et le chitosane, obtenu par des réactions
de désacétylation de la chitine, sont extraits des carapaces des crustacés telles que la crevette
et le crabe.
Avec une production totale de 6 millions de tonnes en 2014, la crevette constitue le
produit de la mer le plus valorisé sur le marché mondial, pêche et aquaculture confondues
(FAO, 2014). Destinée dans sa totalité à l’alimentation humaine, sa partie comestible
représente près de 60% de son poids. Une grande part de la production fait alors l’objet d’une
transformation industrielle telle que l’étêtage et le décorticage. Cette transformation génère
des coproduits (têtes, carapaces et queues) dont le devenir pose des problèmes aux industriels.
La majeure partie est rejetée, dans l’environnement, ce qui présente des risques de pollution et
des dangers pour la santé.
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Extraction de biopolymères chitineux d\'intérêt pharmacologique à partir de sous-produits de la pêche: - 16/101

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