Généralités
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2.2.1.1 Mercure
Le Mercure (Hg) est un élément métallique parmi les plus toxiques qui affectent le milieu
marin et lagunaire par anthropisation et naturellement sous l’effet des rapports terrigène, et
des roches (Cossa et al., 2002).
Ce métal est modérément toxique, sa biotransformation en méthyl-mercure, forme
organométallique, par la microflore bactérienne dans les milieux aquatiques le rend beaucoup
plus bio-disponible, ce qui explique sa forte capacité de bioaccumulation dans de nombreux
organismes aquatiques (Amiard, 2011).
 Origine
De plus de son origine naturelle, le Mercure est utilisé dans diverses activités industrielles,
dont l'industrie chimique, les peintures, les amalgames dentaires, et d’autres usages destinés
aux laboratoires ; Cependant une des utilisations du Mercure responsable de sa dispersion
dans l'environnement est la fabrication d'amalgame souvent dans des conditions rudimentaires
et illégales (Amiard, 2011).
 Comportement
Le mono-méthyl-mercure (MeHg) est la forme d’Hg la plus rapidement absorbée par les
organismes aquatiques, une fois à l’intérieur de l’organisme, le MeHg s’accumule dans
certains organes comme le cerveau, le foie, le rein et les muscles. C’est la forte affinité du
MeHg pour les protéines, qui détermine sa distribution tissulaire et sa bioaccumulation
(Gonzalez et al., 2005) . D’après Crump et al., (2009), le MeHg se bio-amplifie des proies
aux prédateurs avec des facteurs de concentrations élevées chez les poissons. Ces
concentrations peuvent poser des risques pour la santé des poissons et celle des
consommateurs humains.
 Toxicité
Le Mercure, particulièrement le méthyl-mercure, est un neurotoxique, qui peut avoir des
effets nocifs sur le développement du cerveau ainsi que le système cardiovasculaire (Choi et
al., 2009).
Chez les poissons, les effets de l’exposition au Mercure se situent aux trois niveaux (survie,
reproduction et altérations histologiques), il perturbe la croissance et l’altération des fonctions
cérébrale, particulièrement la recherche de nourriture et la vitesse de capture des proies. Le
Mercure affecte plusieurs organes intervenant à la reproduction des poissons (l’hypothalamus
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