Généralités
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1. Historique de l’aquaculture
L'idée d'élever des organismes aquatiques n'est pas nouvelle. C'est en Chine et en Inde qu'une
pisciculture d'eau douce très simple s'est développée 1 500 ans avant notre ère. Le premier
traité de pisciculture connu a été écrit par Fan-Li en 475 avant J.-C. Sur les rives de la
Méditerranée, à peu près à la même époque, la pisciculture extensive en lagune est
développée par les Étrusques et les Romains, pendant que le grossissement d'huîtres est
entrepris en Grèce, puis en Italie. C'est de façon empirique, à partir de l'observation des
animaux aquatiques conservés en viviers et avec des techniques de pêche archaïques, que les
premières formes effectives d'élevage se sont développées. Ainsi, les juvéniles de nombreuses
espèces nées en mer pénètrent naturellement dans les lagunes qui communiquent avec la mer.
Leur capture, après une saison de grossissement en lagune, lors de leur retour en mer, est
facile à l'aide de grilles, de claies ou de filets barrant les passes. Cette technique, à mi-chemin
entre la pêche et l'élevage, a peu à peu évolué au cours de la Renaissance vers un véritable
engraissement. Elle est alors à cette époque largement pratiquée en Asie (étangs côtiers
aménagés d'Indonésie, dits tambaks), mais aussi en Europe (valli de la plaine du Pô,
réservoirs à poissons de la région d'Arcachon, etc.).
En Europe centrale, la pisciculture d'eau douce de la carpe commune Cyprinus carpio prend
naissance au Moyen Âge et la maîtrise complète du cycle biologique conduit rapidement à
une véritable domestication de cette espèce. L'élevage de la moule remonte à la même
époque, avec l'introduction en baie de l'Aiguillon (Vendée) des bouchots (gros pieux de bois
enfoncés dans le sol permettant la fixation des jeunes moules et leur croissance).
En 2010, la composition de la production aquacole mondiale était la suivante: poissons d’eau
douce (56,4 pour cent, 33,7 millions de tonnes), mollusques (23,6 pour cent, 14,2 millions de
tonnes), crustacés (9,6 pour cent, 5,7 millions de tonnes), poissons diadromes (6,0 pour cent,
3,6 millions de tonnes), poissons marins (3,1 pour cent, 1,8 million de tonnes) et autres
animaux aquatiques (1,4 pour cent, 814 300 tonnes) (figure. 1).
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1. Historique de l’aquaculture
L'idée d'élever des organismes aquatiques n'est pas nouvelle. C'est en Chine et en Inde qu'une
pisciculture d'eau douce très simple s'est développée 1 500 ans avant notre ère. Le premier
traité de pisciculture connu a été écrit par Fan-Li en 475 avant J.-C. Sur les rives de la
Méditerranée, à peu près à la même époque, la pisciculture extensive en lagune est
développée par les Étrusques et les Romains, pendant que le grossissement d'huîtres est
entrepris en Grèce, puis en Italie. C'est de façon empirique, à partir de l'observation des
animaux aquatiques conservés en viviers et avec des techniques de pêche archaïques, que les
premières formes effectives d'élevage se sont développées. Ainsi, les juvéniles de nombreuses
espèces nées en mer pénètrent naturellement dans les lagunes qui communiquent avec la mer.
Leur capture, après une saison de grossissement en lagune, lors de leur retour en mer, est
facile à l'aide de grilles, de claies ou de filets barrant les passes. Cette technique, à mi-chemin
entre la pêche et l'élevage, a peu à peu évolué au cours de la Renaissance vers un véritable
engraissement. Elle est alors à cette époque largement pratiquée en Asie (étangs côtiers
aménagés d'Indonésie, dits tambaks), mais aussi en Europe (valli de la plaine du Pô,
réservoirs à poissons de la région d'Arcachon, etc.).
En Europe centrale, la pisciculture d'eau douce de la carpe commune Cyprinus carpio prend
naissance au Moyen Âge et la maîtrise complète du cycle biologique conduit rapidement à
une véritable domestication de cette espèce. L'élevage de la moule remonte à la même
époque, avec l'introduction en baie de l'Aiguillon (Vendée) des bouchots (gros pieux de bois
enfoncés dans le sol permettant la fixation des jeunes moules et leur croissance).
En 2010, la composition de la production aquacole mondiale était la suivante: poissons d’eau
douce (56,4 pour cent, 33,7 millions de tonnes), mollusques (23,6 pour cent, 14,2 millions de
tonnes), crustacés (9,6 pour cent, 5,7 millions de tonnes), poissons diadromes (6,0 pour cent,
3,6 millions de tonnes), poissons marins (3,1 pour cent, 1,8 million de tonnes) et autres
animaux aquatiques (1,4 pour cent, 814 300 tonnes) (figure. 1).
