Chapitre I : Synthèse bibliographique
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I.5.3 Origines
Les métaux traces qui entrent dans l’environnement aquatique proviennent de source naturelle et
de source anthropogène :
I.5.3.1 Origine naturelle
La source naturelle, produite par la lixiviation lente à partir du sol ou des roches à arroser, est
habituellement aux niveaux bas, n’entraînent aucun effet sérieux sur la santé humaine (Zhou et
al, 2008).
I.5.3.2 Origine anthropique
Les sources anthropiques, variées et ponctuelles, sont les principales sources des métaux lourds
dans l’environnement marin. Elles résultent des effluents domestiques et urbains dont
principalement les ordures ménagères, les boues des stations d’épuration ainsi que les résidus des
eaux usées.
Les apports diffus de métaux lourds dus aux usages agricoles sont essentiellement les engrais
phosphatés, les pesticides et les traitements phytosanitaires, ainsi que les additifs alimentaires
utilisés en élevage (Amiard, 2011).
I.6 Cycle biogéochimique des métaux traces dans le milieu marin
Le cycle biogéochimique des métaux traces est le cheminement des ETM par divers processus
physiques, chimiques et biologiques à travers les principales matrices du milieu marin.
Les ETM sont transportés vers la mer par différents apports (éoliennes, ruissellements,
industrielles, volcaniques). Ils se présentent dans la colonne d’eau et dans le sédiment sous deux
formes :
1. Dissoute dans la colonne d’eau et l’eau interstitielle de la colonne sédimentaire, c’est la forme la
plus mobile et donc la plus disponible pour les populations aquatiques.
2. Fixée aux particules en suspension dans la colonne d’eau ou dans les eaux interstitielles ou aux
sédiments. Ils peuvent s’accumuler dans le compartiment sédimentaire formant ainsi des stocks
de polluants (Devallois, 2009).
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