Partie bibliographie
Métaux traces
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2. Bioaccumulation
2.1 Définition
La bioaccumulation est le processus par lequel un organisme vivant absorbe une substance à une
vitesse plus grande que celle avec laquelle il l’excrète ou la métabolise. Elle désigne donc la
somme des absorptions d’un élément. Il existe deux voies principales d’absorption : soit à partir
de l’eau (voie directe) soit à partir de la nourriture (voie trophique).
Ils franchissent plusieurs structures biologiques spécifiques comme le revêtement fibreux et
surtout l’épithélium branchial. Toutes ces voies sont possibles pour un même métal et leur
importance relative est fonction de la forme chimique sous laquelle le métal est dans le milieu.
2.2 Mécanismes de bioaccumulation des métaux traces chez les organismes
aquatiques
Durant tout un processus physiologique d’échange avec le milieu environnant, les molécules
exogènes pénètrent à travers les barrières biologiques séparant l’environnement interne de
l’organisme du milieu externe. Quand la contamination se fait, ces barrières (cutanées et
respiratoires pour la contamination directe, et intestinale pour la contamination trophique)
montrent des propretés biologiques liées à leur structure et aux conditions physico-chimiques de
l’environnement (température, pH … etc.). Les métaux traces sont piégés par les organismes
aquatiques à partir de l’eau et à partir de la nourriture.
La pénétration des métaux traces nécessite donc le franchissement de structure biologique
spécifique comme le revêtement extérieur et surtout l’épithélium branchial pour les contaminants
présents dans l’eau, et l’ensemble du tractus digestifs pour les métaux associés aux particules ou
contenus dans les proies ingérées.
Toutes ces voies sont possibles pour un même métal et leur importance relative est fonction de la
forme chimique sous laquelle le métal est dans le milieu. C’est la coexistence de ces mécanismes
et la dynamique de la spéciation qui rend si complexe la notion de biodisponibilité. Les
caractéristiques de l’interface environnement-organismes ont une influence importante sur la
forme métallique accumulée. Cette interface est une membrane lipidique, non polaire, imprégnée
de molécules qui vont intervenir dans le transport de substances à travers la membrane.
2.3 Le bio indicateur de pollution
Par définition le bio indicateur est une espèce vivante qui, par sa présence, son absence ou sa
rareté, permet d’évaluer la qualité de l’environnement. C’est le principe des « bio indicateurs
quantitatifs » basé sur le fait que les organismes marins concentrent les contaminants, en
particulier les métaux traces, en relation avec les concentrations présentes dans le milieu.
Les céphalopodes sont de très bons indicateurs de pollution pour les eaux côtières, ils sont
connus pour leur faculté à accumuler les polluants. Les glandes digestives ou hépatopancréas
(l’homme ne la consomme généralement pas) sont un site majeur de stockage pour ces éléments.
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