1
La pêche constitue une source alimentaire majeure pour l’Homme. Cette activité est créatrice
de l’emploi pour les populations des zones côtières. Elle est à l’origine de divers avantages
socio-économiques.
En Algérie, le nombre de pêcheurs recensé en 2009 est de 40615 (http://www.mpeche.gov.dz).
Sur une décennie (1999 – 2009) la flottille de pêche a connu une croissance de 84% entre 1999
et 2009. Elle est passée de 2464 à 4532 unités (dont près de 65% sont des petits métiers). La
production halieutique a connue deux phases durant la même période :
- Une phase d’accroissement (1999 – 2006) où la production est passée de 89818 tonnes
à un maximum de 157021 tonnes (soit une hausse de 74.8%);
- Une phase de régression (2006 et 2009) où les rendements ont chuté de 17%
(http://www.mpeche.gov.dz).
L’effondrement des stocks des espèces de petits pélagiques est dû à la gestion des pêches. Celleci recommande un grand taux d’exploitation des populations à vie courte et à grande
productivité (Pinsky & al., 2011). L’épuisement des stocks halieutiques à des répercussions sur
les plans biologique (perte de la biodiversité) et économique (disparition de l’activité de pêche)
et sociétale (augmentation du taux de chômage).
Afin de remédier aux raretés et de dépasser les limites des méthodes de gestion traditionnelles
des ressources halieutiques, une nouvelle stratégie peut être fondée sur une approche
écosystémique. Celle-ci décrit une organisation en termes de correspondance, d’adaptation, et
de réponse appropriée aux conditions de l’environnement. Cette stratégie, dénommée Approche
Ecosystémique des Pêches (AEP), intègre deux concepts: la gestion des écosystèmes et la
gestion des pêches. La finalité est de mettre en œuvre la durabilité dans le développement de la
pêche (FAO, 2003) en reconnaissant l'interdépendance entre le bien-être humain et le bienêtre
de l'écosystème (Garcia et al., 2003).
L'étude de l’écologie des espèces est essentielle pour déterminer les facteurs qui contrôlent leurs
distributions et abondances au sein du réseau trophique pélagique. Les petits poissons y jouent
un rôle important. Ils sont impliqués dans le transfert du flux de carbone du plancton vers les
grands prédateurs (poissons, mammifères marins et oiseaux) (Cury & al., 2000). Les
peuplements zooplanctoniques jouent un rôle déterminant dans le transport des proies vers les
prédateurs: plus de 60 % de la production primaire peut être transférée aux alevins de poissons
par l’intermédiaire des zooplanctontes phytophages (Haberman, 1998). L’étude de leurs
distributions quantitatives est nécessaire à l'établissement des modèles de fonctionnement des
La pêche constitue une source alimentaire majeure pour l’Homme. Cette activité est créatrice
de l’emploi pour les populations des zones côtières. Elle est à l’origine de divers avantages
socio-économiques.
En Algérie, le nombre de pêcheurs recensé en 2009 est de 40615 (http://www.mpeche.gov.dz).
Sur une décennie (1999 – 2009) la flottille de pêche a connu une croissance de 84% entre 1999
et 2009. Elle est passée de 2464 à 4532 unités (dont près de 65% sont des petits métiers). La
production halieutique a connue deux phases durant la même période :
- Une phase d’accroissement (1999 – 2006) où la production est passée de 89818 tonnes
à un maximum de 157021 tonnes (soit une hausse de 74.8%);
- Une phase de régression (2006 et 2009) où les rendements ont chuté de 17%
(http://www.mpeche.gov.dz).
L’effondrement des stocks des espèces de petits pélagiques est dû à la gestion des pêches. Celleci recommande un grand taux d’exploitation des populations à vie courte et à grande
productivité (Pinsky & al., 2011). L’épuisement des stocks halieutiques à des répercussions sur
les plans biologique (perte de la biodiversité) et économique (disparition de l’activité de pêche)
et sociétale (augmentation du taux de chômage).
Afin de remédier aux raretés et de dépasser les limites des méthodes de gestion traditionnelles
des ressources halieutiques, une nouvelle stratégie peut être fondée sur une approche
écosystémique. Celle-ci décrit une organisation en termes de correspondance, d’adaptation, et
de réponse appropriée aux conditions de l’environnement. Cette stratégie, dénommée Approche
Ecosystémique des Pêches (AEP), intègre deux concepts: la gestion des écosystèmes et la
gestion des pêches. La finalité est de mettre en œuvre la durabilité dans le développement de la
pêche (FAO, 2003) en reconnaissant l'interdépendance entre le bien-être humain et le bienêtre
de l'écosystème (Garcia et al., 2003).
L'étude de l’écologie des espèces est essentielle pour déterminer les facteurs qui contrôlent leurs
distributions et abondances au sein du réseau trophique pélagique. Les petits poissons y jouent
un rôle important. Ils sont impliqués dans le transfert du flux de carbone du plancton vers les
grands prédateurs (poissons, mammifères marins et oiseaux) (Cury & al., 2000). Les
peuplements zooplanctoniques jouent un rôle déterminant dans le transport des proies vers les
prédateurs: plus de 60 % de la production primaire peut être transférée aux alevins de poissons
par l’intermédiaire des zooplanctontes phytophages (Haberman, 1998). L’étude de leurs
distributions quantitatives est nécessaire à l'établissement des modèles de fonctionnement des
