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état. La vigilance dans l’interprétation des couleurs et des indicateurs est donc hautement
recommandée.
L’ajout d’autres indicateurs sur la sociologie des acteurs et la gouvernance est recommandé
sachant que les indicateurs de la gouvernance du PNMI et plus particulièrement de l’acceptation
sociale parlent d’acteurs et jamais de citoyens. Les exigences d’indicateurs tels que la qualité
de l’eau doivent également être revus.
Enfin, la pertinence des indicateurs est liée à la connaissance du processus, la détermination du
mécanisme scientifique et la bonne échelle espace-temps.
5.3.5 Manques observés et recommandations
Plusieurs manques ont été constatés par les acteurs sondés qui ont également formulés des
recommandations (Tableau 22).
Tableau 22. Manques constatés et recommandations formulées par les acteurs.
Manques et recommandations
Moyens non seulement pas adaptés à la grandeur du Parc et aux ambitions affichées au départ mais
également en baisse. La vingtaine d’agents du parc sont présents sur le terrain même si sur les îles ils
ne sont pas suffisamment présents du point de vue des îliens. Il est regrettable qu’il n’y ait pas de
représentant direct du PNMI ainsi qu’un ou deux emplois sur chacune des îles. Cela aurait changé
beaucoup de choses même si ce n’est pas facile en raison des moyens humains et financiers
insuffisants.
L’Etat n’est pas forcément à la hauteur des questions posées et le Parc perçoit la moitié du budget
qu’il recevait en 2012. Cette tendance à réduire les moyens financiers va freiner les études et la
collecte des données surtout que les études en mer coûtent cher.
La création des Parcs Marins partout par les services de l’Etat sans avoir les moyens pour les gérer
est déplorable et la place donnée par l’Agence Française de la Biodiversité à la mer était trop petite.
Le PNMI fait participer les locaux mais n’est pas encore inscrit dans la réalité locale des îles
notamment ; or la difficulté et l’enjeu sont là. Il est important que la structure soit appropriée par les
populations locales et que l’outil ne reste pas strictement administratif. Cette appropriation n’est pas
atteinte en raison du temps que cela requiert. Même si ponctuellement, certains pêcheurs sont
subventionnés et beaucoup ont bénéficié d’outils et de labélisation de produits. Il est également
difficile d’imaginer des actions collectives dans le monde très individualiste de la pêche. Les
gestionnaires du Parc sont aussi prisonniers de cela quelque part.
Difficultés de collaborer avec le Parc sur le plan de la recherche, particulièrement sur des thématiques
relatives au développement économique dans les îles qui sont au cœur du Parc marin. Cela peut être
dû au fait que les gestionnaires sont très sollicités et ont du mal à tout mener.
Manque d’une vision d’ensemble et d’une liaison entre toutes les questions posées. Il est préconisé
de s’intéresser davantage aux sciences humaines, d’avoir des éléments d’analyse et de compréhension
du territoire ainsi que d’avoir une vision plus globale même si cela semble difficile vu le nombre de
communes du Parc.
Certaines techniques de pêche pratiquées dans le Parc sont destructrices du milieu à l’exemple du
peigne norvégien utilisé par les goémoniers. Il est important que le Parc aille plus loin dans certaines
politiques notamment celles concernant la récolte des algues et la pêche de plaisance. Seulement, ceci
nécessite du temps et des moyens qui sont limités alors que le nombre des parcs est en train
d’augmenter.
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