Impact de la température d’élevage sur le développement larvaire et le
déterminisme sexuel chez le Tilapia nilotica
Généralités
16
selon les individus (Nakayama et al. 1994 ; Broiller et al. 1996 in J.Mellinger, 2002). C’est
sans doute ce qui explique la labilité du sexe de ces poissons et la possibilité d’une inversion
stable et fonctionnelle du sexe (J.Mellinger, 2002). L’ensemble des Tilapias Oreochromis
(Baras et al. 2000 in J.Mellinger, 2002), la différenciation du sexe dépend aussi de la
température. On a même signalé parfois un effet du pH de l’eau douce (cf.Francis, 1992 ;
RӦmer et Beisenherz, 1996 in J.Mellinger, 2002). Bien qu’une telle influence des facteurs
externes soit bien connue chez de nombreux reptiles (Pieau, 1996 in Baroiller, 1998),
quelques amphibiens (Hertwig, 1898 in Dournon & al, 1984), et que les facteurs sociaux ou la
température déclenchent des changements de sexe chez quelques poissons hermaphrodites
(Harrington, 1971;Shapiro, 1990 et Warner, 1984 in Baroiller, 1998), ce n’est que dans les
années 1980 qu’un déterminisme environnemental (ESD pour Environnemental Sex
Determination) a été mis en évidence chez une espèce de poisson gonochorique, la capucette,
Menidia menidia (Conver & Kynard,1981 in Baroiller, 1998). La thermosensibilité de la
différenciation sexuelle a ensuite été mise en évidence chez un nombre grandissant d’autres
espèces (Baroiller, 1998).
Les deux types de déterminisme chromosomique, XX/YX et WZ/ZZ, se trouve
fréquemment représentés au sein d’une même famille, voir d’une même espèce. Le type
WZ/ZZ est présent chez O.aureus tendis que chez l’O.niloticus le déterminisme du sexe est de
type XX/XY. D’autres types ont été observés. Trois chromosomes sexuels, W, Y et X, ont été
décrits chez l’O.hornorum (Charles-Thibault, 1998).
L’inversion thermosensible du sexe de ces poissons est complète : il n’y a pas
d’intersexués. En générale les températures élevées sont masculinisantes. L’inversion est
compatible avec les fluctuations naturelles de la température de l’eau, en minimum
nycthémérales (Baras et al. 2000 in J.Mellinger, 2002). Mais, sauf exceptions, cette inversion
n’atteint pas tous les individus. On note également des différences de thermosensibilité entre
populations de la même espèce, laissant présager qu’il existe des différences génotypiques et
que la sélection naturelle intervient (Baras et al. 2000 in J.Mellinger, 2002).
Chez les tilapias (Baroiller et al., 22; Baroiller et al. in Baroiller, 1998), les Athérinidés
(Conover et Fleisher, 33; Strüssmann et al. in Baroiller, 1998), et le bar (Blazquez et al. In
Baroiller 1998), les traitements thermiques pour être efficaces, doivent débuter avant
l’initiation de la différenciation histologique, et couvrir partiellement cette période critique
dite période hormono-sensible (Baroiller, 1998).
La différenciation sexuelle se produit très précocement chez les Tilapias (Yoshikawa &
Oguri, 1978 in C.Levèque, 1994) et les Oreochromis (Nakamura & Takahasi, 1973 ;
Nakamura & Nagahama, 1985 in C.Levèque, 1994). Environ 15-30 jours après la fécondation
(à 23-25°C), la gonade est différenciée et possède la morphologie caractéristique de l’ovaire
ou du testicule (C.Levèque, 1994).
déterminisme sexuel chez le Tilapia nilotica
Généralités
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selon les individus (Nakayama et al. 1994 ; Broiller et al. 1996 in J.Mellinger, 2002). C’est
sans doute ce qui explique la labilité du sexe de ces poissons et la possibilité d’une inversion
stable et fonctionnelle du sexe (J.Mellinger, 2002). L’ensemble des Tilapias Oreochromis
(Baras et al. 2000 in J.Mellinger, 2002), la différenciation du sexe dépend aussi de la
température. On a même signalé parfois un effet du pH de l’eau douce (cf.Francis, 1992 ;
RӦmer et Beisenherz, 1996 in J.Mellinger, 2002). Bien qu’une telle influence des facteurs
externes soit bien connue chez de nombreux reptiles (Pieau, 1996 in Baroiller, 1998),
quelques amphibiens (Hertwig, 1898 in Dournon & al, 1984), et que les facteurs sociaux ou la
température déclenchent des changements de sexe chez quelques poissons hermaphrodites
(Harrington, 1971;Shapiro, 1990 et Warner, 1984 in Baroiller, 1998), ce n’est que dans les
années 1980 qu’un déterminisme environnemental (ESD pour Environnemental Sex
Determination) a été mis en évidence chez une espèce de poisson gonochorique, la capucette,
Menidia menidia (Conver & Kynard,1981 in Baroiller, 1998). La thermosensibilité de la
différenciation sexuelle a ensuite été mise en évidence chez un nombre grandissant d’autres
espèces (Baroiller, 1998).
Les deux types de déterminisme chromosomique, XX/YX et WZ/ZZ, se trouve
fréquemment représentés au sein d’une même famille, voir d’une même espèce. Le type
WZ/ZZ est présent chez O.aureus tendis que chez l’O.niloticus le déterminisme du sexe est de
type XX/XY. D’autres types ont été observés. Trois chromosomes sexuels, W, Y et X, ont été
décrits chez l’O.hornorum (Charles-Thibault, 1998).
L’inversion thermosensible du sexe de ces poissons est complète : il n’y a pas
d’intersexués. En générale les températures élevées sont masculinisantes. L’inversion est
compatible avec les fluctuations naturelles de la température de l’eau, en minimum
nycthémérales (Baras et al. 2000 in J.Mellinger, 2002). Mais, sauf exceptions, cette inversion
n’atteint pas tous les individus. On note également des différences de thermosensibilité entre
populations de la même espèce, laissant présager qu’il existe des différences génotypiques et
que la sélection naturelle intervient (Baras et al. 2000 in J.Mellinger, 2002).
Chez les tilapias (Baroiller et al., 22; Baroiller et al. in Baroiller, 1998), les Athérinidés
(Conover et Fleisher, 33; Strüssmann et al. in Baroiller, 1998), et le bar (Blazquez et al. In
Baroiller 1998), les traitements thermiques pour être efficaces, doivent débuter avant
l’initiation de la différenciation histologique, et couvrir partiellement cette période critique
dite période hormono-sensible (Baroiller, 1998).
La différenciation sexuelle se produit très précocement chez les Tilapias (Yoshikawa &
Oguri, 1978 in C.Levèque, 1994) et les Oreochromis (Nakamura & Takahasi, 1973 ;
Nakamura & Nagahama, 1985 in C.Levèque, 1994). Environ 15-30 jours après la fécondation
(à 23-25°C), la gonade est différenciée et possède la morphologie caractéristique de l’ovaire
ou du testicule (C.Levèque, 1994).
