Impact de la température d’élevage sur le développement larvaire et le
déterminisme sexuel chez le Tilapia nilotica
Généralités
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Compte tenu de sa large valence écologique, 0. niloticus fut introduit avec succès dans de
nombreuses régions du globe (Asie, Amérique, Europe). En Algérie cette espèce a été
introduite en mai 2002 suite à une importation de 4000 alevins et de 200 géniteurs de l’Egypte
(Boutouchent, 2002 in Bouguelane, 2004).
I.3. régime alimentaire :
Etant donné que les arcs branchiaux de T. nilotica disposent de branchiospines fines,
longues et nombreuses et de microbranchiospines, l'eau qui y transite est véritablement filtrée
de son plancton. Cette espèce est donc, en milieu naturel, essentiellement
phytoplanctonophage, ce qui ne l'empêche pas également d'absorber du zooplancton et même
des sédiments riches en bactéries et Diatomées.
Mais en milieu artificiel cette espèce est pratiquement omnivore, valorisant divers déchets
agricoles acceptant facilement des aliments composés. Cette capacité d'adaptation à divers
aliments et déchets est phénoménale et est à la base de sa haute potentialité pour la
pisciculture ( Kestemont et al, 2003).
I.3.1.Morpho-physiologie de l’appareil digestif :
I.3.1.1. Physiologie :
A. Stade pré-larvaire :
Dés l’éclosion la larve tire sa nourriture du vitellus contenu dans un sac sur lequel elle est
juchée. Il lui fournit toute l’énergie nécessaire pour son entretien, sa croissance et son
développement. Même quand l’œsophage est ouvert, la larve utilise toujours le peu du
vitellus qui lui reste mais l’aliment exogène est nécessaire. L’embryon et la larve sont
caractérisés par une petite taille et à un taux de croissance spécifique très élevé.
Si les larves restent à jeun, leur taux de croissance sera faible puis devient négatif et ce
retard de croissance est difficile à rattraper. A âge égal, les alevins nourris précocement
présentent un poids supérieur à ceux nourris tardivement. La tailles des alevins et donc des
larves est directement liées à celle des œufs (Guillaume J. et al, 1999).
B. Stade larvaire :
Avant la métamorphose, la larve a une morphologie particulière puis celle-ci évolue et se
rapproche fortement de celle des adultes au fur et à mesure de la croissance : La majeure
partie de la digestion se fait dans l'intestin. Ce processus est largement achevé par les enzymes
intestinales après un début de dégradation de l'aliment dans l'estomac (Coulton, 1976 in
Beveridge et al, 2000). Le pH intestinal est de 6,8 à 8,8 et l'activité de la trypsine,
chymotrypsine, amylase et estérase a été identifiée dans le fluide intestinal (Bowen, 1982 in
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