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Discussion
Une des voies les plus prometteuses pour l’identification des espèces de poissons consiste en
la recherche d'association entre marqueurs génétiques et traits phénotypiques quantitatifs.
Il est à prévoir que de plus amples recherches dans ce domaine pourront mener au
développement de marqueurs génétiques associés à des propriétés de production, ce qui serait
d'un grand intérêt dans les programmes de sélection ou d'ensemencement. En fait, l'analyse
de l'ADN par PCR et séquençage ouvre la voie à l'étude génétique de spécimens, populations
extirpées ou espèces éteintes, préservés depuis des décennies. Dans le cas d'une
détermination d'espèce, après l'extraction d'ADN, le gène d'intérêt va être amplifié par PCR,
en général, à ce stade, une électrophorèse (séparation de fragments d'ADN selon la taille) ne
nous permettra pas de différencier les espèces car la plupart d'entre elles possèdent une
longueur identique de séquence du gène étudié. Par contre, il existe des variations dans
l'agencement ou l'ordre des nucléotides. Ce sont ces différences qui permettent de distinguer
les espèces. Pour cela d’autres techniques sont utilisées telles que: La RFLP nécessitant une
grande quantité d'ADN de bonne qualité pour être utilisée. Elle a été supplantée par la
méthode PCR mais l'inconvénient principal de cette méthode est que les tailles exactes des
bandes sont inconnues et la comparaison à une échelle de poids moléculaire est purement
qualitative. Quoique l'analyse de l'ADN mitochondrial par enzyme de restriction ait ouvert
des nouvelles voies à l'étude génétique des populations, cette approche présente certaines
limitations dans son utilisation reliée à la gestion des pêches. Notamment, elle ne permet pas
de détecter le maximum de variation parce qu'un seul événement mutationnel entraînant la
perte d'un site de restriction pourra être détecté alors que plusieurs sont possibles. De plus,
l'analyse par enzyme de restriction donne une valeur moyenne de la variation sur l'ensemble
du génome mitochondrial et ne permet donc pas de concentrer l'analyse sur certaines portions
potentiellement plus variables de la molécule. D'un point de vue pratique, ce type d'analyse
requiert une quantité relativement importante de tissu prélevée par individu, préservé dans
d'excellentes conditions, soit à l'état frais pour un maximum de quelques jours, ou congelé à
ultra-basse température.
L’AmFLP est plus rapide que l’analyse RFLP, elle a une bonne reproductibilité (due à
l’utilisation de sites de restriction), une bonne discrimination, et elle ne nécessite pas de
matériel particulier, mais c’est une technique chère et n’a pas de standardisation concernant
l’interprétation des profils ;
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Contribution a la caractérisation systématique et morphologique des poissons : - 77/93

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