28
génome est également un critère à retenir. Les principales sources de marqueurs moléculaires
proviennent soit d’un polymorphisme de séquence (par exemple substitution, insertion,
délétion), soit d’un polymorphisme de nombre d’unités de répétitions (microsatellites, IMA
et minisatellites) (Nikolik, 2009).
Les marqueurs génétiques utilisés pour l’application des méthodes génétiques, sont de 3
types:
ADN mitochondrial (ADNmt), ADN nucléaire simple copie, et ADN nucléaire satellite
(ADN répétitifs) (BERNATCHEZ, 1994).
Plusieurs caractéristiques de l'ADN mitochondrial en font un marqueur de choix pour l'étude
populationnelle. C'est un petit génome de structure simple, que l'on retrouve dans la
mitochondrie, présent en plusieurs copies identiques dans chaque cellule (1000-1000000
copies) et donc, facile à isoler. Son taux de mutation nucléotidique est de 5 à 10 fois
supérieures à celui du génome nucléaire, ce qui augmente sa capacité de résolution. Parce
qu'il est haploïde (un seul type par individu) et transmis maternellement, sa taille est
théoriquement 1/4 de celui des gènes nucléaires et par conséquent, l'ADNmt est moins
sensible à l'effet homogénéisateur du flux génique entre populations, ou inversement, plus
sensible à la dérive génique, ce qui accentue son pouvoir de discrimination (BERNATCHEZ,
1994).
Comparativement, à tout l'intérêt porté à l'étude de l'ADNmt au cours des dernières années,
l'étude de la variabilité génétique de l'ADN nucléaire simple copie en a suscité bien peu, en
particulier pour l'étude des populations de poissons (BERNATCHEZ, 1994).
Tandis que l'étude de la variation de l'ADN satellite (ADN répétitif) semble beaucoup plus
prometteuse que l'analyse de l'ADN simple copie (BERNATCHEZ, 1994).
Des découvertes récentes ont décrit, d'abord chez l'humain puis chez d'autres organismes,
l'existence de loci hypervariables constitués de nombreuses petites unités de séquences
répétées et constituant des régions non-codantes du génome (désigné par l'acronyme "VNTR"
(variable number of tandem repeats) (BERNATCHEZ, 1994).
Le taux de changement du nombre de ces séquences répétées constituant ces loci est très
élevé à un point qu'il génère un très grand nombre d'allèles différents, ce qui permet
l'identification génétique individuelle à un niveau de probabilité très élevé. Pour cette raison,
cette technique est connue sous le nom de "DNA fingerprinting" (empreinte génétique).
Outre son haut degré de résolution, cette approche offre certains autres avantages par rapport
à l'analyse de l'ADN nucléaire simple copie. Entre autres, de nombreuses sondes
Précédent

Contribution a la caractérisation systématique et morphologique des poissons : - 42/93

Suivant