Chapitre II.
Matériel et méthodes d’étude
19
3. Etude de la morphométrie géométrique de l’opercule
Historiquement, le critère de ressemblance morphologique a été couramment utilisé pour la
classification des populations, des espèces ou de groupe du rang taxonomique supérieur.
Cependant, les découvertes récentes de nouvelles espèces à l’aide de biologie moléculaire posent
la question de la différenciation morphologique de ces taxons.
Le terme morphométrie vient du grec ancien où « morphê » signifie la forme, et « metron », la
mesure. La morphométrie peut se diviser en deux grandes lignes : La morphométrie
traditionnelle ou linéaire qui se base sur la comparaison de distances linéaires et d’angles entre
des points homologues de différents objets. Elle est un outil de biologie comparative, puisqu’elle
permet de comparer la forme de différents spécimens. Cette morphométrie classique présente
cependant de nombreux inconvénients ; ce qui explique qu’elle a ensuite évolué vers la
morphométrie géométrique (METAIRIE L, 2014).
Les inconvénients rencontrés en morphométrie classique sont liés aux mesures des distances
linéaires. Tout d’abord, les distances mesurées sont fortement corrélées à la taille des individus,
elles nécessitent une correction. Elle ne permet donc pas de conserver les informations de forme
d’un objet, c’est-à-dire sa configuration.
La morphométrie géométrique a été développée par les statisticiens Kendall et Bookstein, vers la
fin des années 70 afin de pallier ces limites, en conservant et comparant très précisément les
configurations de différents objets. Utilisée en biologie comparative, elle permet d’étudier les
variations morphologiques entre les espèces. Ses objectifs sont d’une part, d’identifier les
homologies ou les variations morphologiques entre différentes espèces, d’autre part de
déterminer la phylogénie des espèces étudiées, c’est-à-dire d’établir les relations de parenté entre
ces espèces (Metairie, 2014).
Cependant, à la différence de la morphométrie classique, la morphométrie géométrique considère
la forme, indépendamment de la taille de l’objet étudier et s’attacher à la conformation
géométrique d’un objet (Needham, 1950)
Deux approches sont utilisées en morphométrie géométrique : l'étude par contour ou par points
de repère (landmarks en anglais). Elle s’articule sur plusieurs étapes, digitalisation des points
repères, superposition des points repères homologues puis l’analyse statistique.
Précédent

Contribution à l’étude des Triglidae ( Actinopteri, Perciformes ) de la côte algérienne: morphométrie géométrique et analyse du contour de l\'opercule - 28/58

Suivant