Résultats et discussion
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Cependant, L’algue rouge Jania rubens donne un rendement faible pour l’acétone et l’éthanol.
Ce qui rejoint les résultats de MAHMOUDI et al. ; 2012 qui ont conclus que l’acétone procure le
plus faible rendement en polyphénols.
L’eau distillée a donné de bons résultats pour l’extraction des composés phénoliques. Des
données similaire ont été rapportés par KATARZYNA et al., 2016 qui ont révélés un taux de
polyphénols de 329mg/100g MS en utilisant l’eau distillé comme solvant d’extraction. Aussi,
des travaux sur l’extraction des composés phénolique de macroalgues Irlandaises (Ascophyllom
nodosum, Pelvetia canaliculata, Fucus spiralis et Ulvain testinalis) ont montrés que l’utilisation
de l’eau assure des résultats satisfaisant (TIERNEY et al., 2013)
Nos résultats sont comparables à ceux obtenus par plusieurs auteurs (LUDMILA et al., 2015 )
qui ont trouvé que l'extraction à l'aide de l'eau distillée semblait être la procédure la plus efficace
pour la quasi-totalité des échantillons d'algues analysés, à l'exception de algue marine Laminaria
japonica).
L'eau distillée est considérée comme un bon solvant pour l'isolement des composés phénoliques
(LOPEZ et al., 2011).
La variation dans les taux des composés phénoliques entre notre algue et celles étudiées par ces
auteurs pourrait être attribuée aux conditions d’extraction ainsi qu’aux milieux et à la saison de
la récolte.(SRICK et al.2007) ont rapporté que les conditions environnementales sont capables
d’altérer les concentrations en métabolites secondaires bien que les types des composés soient
génétiquement fixés. En fait, la production des composés phénoliques par les algues marines est
influencée par plusieurs facteurs: extrinsèques (profondeur, lumière, salinité, nutriments et
pression des herbivores) et intrinsèques (type, âge et étape de reproduction) (ZUBIA et al.,
2007).
.
Conclusion
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Conclusion
Le présent travail s’oriente vers une voie de valorisation très peu exploitée en Algérie. Il vise à
étudier les potentialités naturelles des algues marines qui forment une source intéressante et très
prometteuse de substances biologiquement actives.
Nous avons choisi cinq espèces d’algues récoltée à l’ouest d’Alger: deux brunes (Sargassum
vulgare et Cutleria multifida), deux vertes (Ulva rigida et Codium fragile) et une algue rouge
(Jania rubens). Ces algues ont fait l’objet d’une étude systématique et biologique puis une étude
chimique.
L’extraction des composés polyphénoliques est une étape cruciale pour la valorisation de ces
principes actifs, elle dépend de la méthode et du solvant approprié qui préservent leurs propriétés
biologiques.
De cette étude, il ressort que la décoction par le méthanol 70% donne les meilleurs résultats
quant à l’extraction des polyphénols totaux, alors que l’acétone donne le plus faible rendement.
De plus, les algues vertes donnent le meilleur rendement en polyphénols pour les quatre
solvants (par la méthode de décoction). Toutefois les algues brunes offrent un rendement
satisfaisant en polyphénols.
En ce qui concerne, l’étude statistique elle a permis de conclure qu’il y a une différence
significative entre certaines espèces.
Ce travail ouvre la voie à des perspectives d’avenir dans le domaine de l’étude des polyphénols.
Cette technique peut s’appliquer à d’autres espèces d’algues de la cote algérienne en vue de leur
exploitation.
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