Chapitre I : Généralités
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Williams et al., 1985), ainsi queles diatomées benthiques modulent les flux de nutriments à travers
l'interface sédiment-eau-elles fonctionnent comme un biofiltre actif et réduisent généralement le flux
de nutriments inorganiques dans la zone pélagique (Facca et al. 2002 ; Nicholson, 1999 ; Sigmon et
Cahoon,1997), en revanche, ils fournissent également directement du carbone organique aux
systèmes phytoplanctoniques (Brandini, 2001).
8. Toxicité et sécurité sanitaire
Certains dinoflagellés ont des effets désastreux sur l‟économie halieutique, par leurs aptitudes à
produire des toxines. Ces toxines peuvent provoquer des empoisonnements graves et parfois mortels
chez l‟homme par l‟intermédiaire de la consommation de mollusque (Bernard Quéguiner, 2013).
Ces toxines appartiennent à quatre grands groupes :
CFP : Ciguatera Fish Poisoning (Gambierdiscus toxicus en Polynésie et dans les Caraïbes).
La ciguatera est l‟intoxication d‟origine marine la plus répandue touchant environ 50 000
personnes par an dans le monde. Les toxines CFP sont des neurotoxines dont les plus
communes sont la ciguatoxine et la maïtotoxine (Bernard Quéguiner, 2013).
DSP : Diarrhetic Shellfish Poisoning (exemple : Dinophysis sp sur la côte sud de la
Bretagne ainsi qu‟en baie de Seine et dans les lagunes méditerranéennes). L‟acide okadaïque
est une des toxines communes de type DSP. C‟est un composé lipophile dont l‟action
diarrhéique provient de la stimulation de la phosphorylation contrôlant la sécrétion du sodium
par les cellules intestinales ; son action est similaire à celle du vibrion cholérique. L‟acide
okadaïque provoque également l‟apparition de tumeurs. Les dinophysiotoxines,
pectonotoxines et yessotoxines font également partie du groupe des toxines DSP (Bernard
Quéguiner, 2013).
PSP : Paralytic Shellfish Poisoning (exemple : Alexandrium minutum sur la côte nord de la
Bretagne depuis 1988). La saxitoxine est la plus commune des toxines de type PSP. C‟est une
neurotoxine thermiquement stable entraînant la mort chez l‟homme au seuil d‟ingestion de 1
à 4 mg selon l‟âge et les conditions physiologiques du patient. Cette toxine est très
rapidement absorbée au niveau du tractus intestinal. La saxitoxine inhibe la perméabilité
temporaire aux ions Na+. La saxitoxine inhibe ainsi la transmission de l‟influx nerveux et
agit également en bloquant le potentiel d‟action des muscles en inhibant la dépolarisation
cellulaire (Bernard Quéguiner, 2013).
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Williams et al., 1985), ainsi queles diatomées benthiques modulent les flux de nutriments à travers
l'interface sédiment-eau-elles fonctionnent comme un biofiltre actif et réduisent généralement le flux
de nutriments inorganiques dans la zone pélagique (Facca et al. 2002 ; Nicholson, 1999 ; Sigmon et
Cahoon,1997), en revanche, ils fournissent également directement du carbone organique aux
systèmes phytoplanctoniques (Brandini, 2001).
8. Toxicité et sécurité sanitaire
Certains dinoflagellés ont des effets désastreux sur l‟économie halieutique, par leurs aptitudes à
produire des toxines. Ces toxines peuvent provoquer des empoisonnements graves et parfois mortels
chez l‟homme par l‟intermédiaire de la consommation de mollusque (Bernard Quéguiner, 2013).
Ces toxines appartiennent à quatre grands groupes :
CFP : Ciguatera Fish Poisoning (Gambierdiscus toxicus en Polynésie et dans les Caraïbes).
La ciguatera est l‟intoxication d‟origine marine la plus répandue touchant environ 50 000
personnes par an dans le monde. Les toxines CFP sont des neurotoxines dont les plus
communes sont la ciguatoxine et la maïtotoxine (Bernard Quéguiner, 2013).
DSP : Diarrhetic Shellfish Poisoning (exemple : Dinophysis sp sur la côte sud de la
Bretagne ainsi qu‟en baie de Seine et dans les lagunes méditerranéennes). L‟acide okadaïque
est une des toxines communes de type DSP. C‟est un composé lipophile dont l‟action
diarrhéique provient de la stimulation de la phosphorylation contrôlant la sécrétion du sodium
par les cellules intestinales ; son action est similaire à celle du vibrion cholérique. L‟acide
okadaïque provoque également l‟apparition de tumeurs. Les dinophysiotoxines,
pectonotoxines et yessotoxines font également partie du groupe des toxines DSP (Bernard
Quéguiner, 2013).
PSP : Paralytic Shellfish Poisoning (exemple : Alexandrium minutum sur la côte nord de la
Bretagne depuis 1988). La saxitoxine est la plus commune des toxines de type PSP. C‟est une
neurotoxine thermiquement stable entraînant la mort chez l‟homme au seuil d‟ingestion de 1
à 4 mg selon l‟âge et les conditions physiologiques du patient. Cette toxine est très
rapidement absorbée au niveau du tractus intestinal. La saxitoxine inhibe la perméabilité
temporaire aux ions Na+. La saxitoxine inhibe ainsi la transmission de l‟influx nerveux et
agit également en bloquant le potentiel d‟action des muscles en inhibant la dépolarisation
cellulaire (Bernard Quéguiner, 2013).
