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de la saturation constant, l’hypoxie ne produit son effet qu’à
partir d’un certain seuil de température, variable selon les
espèces. Au—dessous de ce seul, les réactions métaboliques
sont assez lentes pour que le taux de transfert de l’oxygène
du
milieu
à
l’oeuf
suffise
ses
besoins.
Malheureu—
sement,
les
oeufs
de
Temora
ne
supportent
pas
le
barbotage
d’un
gaz
dans
leur
milieu
et
nous
n’avons
pu réaliser cette oxygénation artificielle. Or nos petits cristalli—
soirs sans agitation ni aération créent certainement un milieu
déficient en oxygène, et l’on est en droit de se demander si la
présence d’un minimum suivi d’un ralentissement du dévelop—
pement n’est pas due à un ante fact expérimental. Mais le tableau Il (lère Partie), qui résume les caractéristiques ther—
miques et salines des densités de population les plus élevées
dans les différents cycles annuels, montre que le maximum de
densité ne se trouve jamais à l’extrémité supérieure de la gamme
des températures locales, mais toujours un peu au—dessous.
Il n’est donc pas exclu que l’effet limitant de la température
soit dû, en mer aussi, à un accroissement des besoins en oxygène de l’uoeuf que le milieu ambiant ne peut plus satisfaire.
S’il en est ainsi, alors nos conditions expérimentales ne. sont
pas autant éloignées qu’il le paraît des conditions naturelles.
CONCLUSIONS DU CHAPITRE III.
Nous sommes maintenant en possession des hypothèses qui
permettent de tenter l’interprétation de la fonction elliptique :
——
la branche descendante comprise entre x1 et xz correspond à l’accroissement de l’apport d’énergie dans le système,
qui produit une accélération des synthèses cellulaires, confor—
mément
àla théorie d’Arrhenius. Mais contrairement à la
théorie, le taux d’accélération n’est pas constant et décroît
quand les températures augmentent, d’où la nécessité d’une
fonction curviligne ;
——
la température augmentant, la durée du développement
continuerait à déCroitre asymptotiquement vers la limite du
rendement des réactions de synthèse cellulaire et l’inactiva—
tion des enzymes, si le taux de transfert de l’oxygène dissous
dans le milieu augmentait en proportion de l’accélération des
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de la saturation constant, l’hypoxie ne produit son effet qu’à
partir d’un certain seuil de température, variable selon les
espèces. Au—dessous de ce seul, les réactions métaboliques
sont assez lentes pour que le taux de transfert de l’oxygène
du
milieu
à
l’oeuf
suffise
ses
besoins.
Malheureu—
sement,
les
oeufs
de
Temora
ne
supportent
pas
le
barbotage
d’un
gaz
dans
leur
milieu
et
nous
n’avons
pu réaliser cette oxygénation artificielle. Or nos petits cristalli—
soirs sans agitation ni aération créent certainement un milieu
déficient en oxygène, et l’on est en droit de se demander si la
présence d’un minimum suivi d’un ralentissement du dévelop—
pement n’est pas due à un ante fact expérimental. Mais le tableau Il (lère Partie), qui résume les caractéristiques ther—
miques et salines des densités de population les plus élevées
dans les différents cycles annuels, montre que le maximum de
densité ne se trouve jamais à l’extrémité supérieure de la gamme
des températures locales, mais toujours un peu au—dessous.
Il n’est donc pas exclu que l’effet limitant de la température
soit dû, en mer aussi, à un accroissement des besoins en oxygène de l’uoeuf que le milieu ambiant ne peut plus satisfaire.
S’il en est ainsi, alors nos conditions expérimentales ne. sont
pas autant éloignées qu’il le paraît des conditions naturelles.
CONCLUSIONS DU CHAPITRE III.
Nous sommes maintenant en possession des hypothèses qui
permettent de tenter l’interprétation de la fonction elliptique :
——
la branche descendante comprise entre x1 et xz correspond à l’accroissement de l’apport d’énergie dans le système,
qui produit une accélération des synthèses cellulaires, confor—
mément
àla théorie d’Arrhenius. Mais contrairement à la
théorie, le taux d’accélération n’est pas constant et décroît
quand les températures augmentent, d’où la nécessité d’une
fonction curviligne ;
——
la température augmentant, la durée du développement
continuerait à déCroitre asymptotiquement vers la limite du
rendement des réactions de synthèse cellulaire et l’inactiva—
tion des enzymes, si le taux de transfert de l’oxygène dissous
dans le milieu augmentait en proportion de l’accélération des
