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Nous avions essayé de montrer dans un précédent article (1) que la
microscopie de uorescence avait des applications très étendues dans tous
les‘3domaines intéressant la biologie ; notre propos actuel est de présenter
quelques—uns des phénomènes d’autofluorescence observés chez les animaux
planctoniques, ainsi que les conclusions que l’on peut tirer de ces observations.
L’autofluorescence primaire des tissus animaux ou végétaux examinés
en lumière ultra-violette est un phénomène connu depuis de nombreuses
années. Les premiers travaux furent exécutés sur des organes végétaux dont
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la uorescence primaire est plus facilement décelable car d’intensité plus
forte (travaux de LEHMANN (1914) sur le bois. ElCHLER (1934) sur la
lignine et de MEZTNER (1928) sur la chlorophylle). Les premiers recher—
ches de fluorescence naturelle dans le règne animal furent entreprises, en
France, par POL1CARD et PAILLOT (1925) et, en Allemagne, par
HAITINGER (1930).
De tous les examens chez les Invertébrés ou les Vertébrés, il ressort
que l’autofluorescence, si elle apparait dans la majorité des tissus, reste un
phénomène de faible intensité, souvent peu perceptible, voire fugace in vivo.
Son examen requiert donc un appareillage optique ne réduisant pas l’inten—
sité de brillance de l’objet, ce dernier devant avoir une transparence et une
«vitalité» suffisantes. Les objets examinés offrant les caractères les plus di—
vers, c’est en fonction de ceux—ci que l’observateur doit choisir le condensateur, les oculaires et les filtres qui lui permettront d’obtenir l’image la
plus fidèle.
I) METHODES APPLIQUEES A L’ETUDE DU PLANCTON
Le microscope doit être équipé de lentilles oculaires de faible grossis—
sement. car l’intensité de brillance décroît selon le carré de l’ouverture nu—
mérique des oculaires. L’emploi d’oculaires «grand champ» permet
une
comparaison entre le fond et le tissu examiné ou entre les divers tissus ;
mais. souvent, les organismes planctoniques gorgés d’eau ne donnent pas
une image suffisamment claire et il faut préférer alors les oculaires
à champ
normal. Pour certains organismes tels que Méduses ou Dolioles, dont les
tissus comportent jusqu’à 98 % d’eau, le consensateur« fond clair»
dort
être abandonné au profit du fond noir, avec lentilles d’objectifs à immer—
“Sion dans une huile non fluorescente ou dans de la glycérine
très pure. Le
réglage de l’écartement des électrodes de la lampe et une diaphragmatron
;correcte doivent être réalisés avec soin, moyennant quoi la brillance de li—
mage autorise une bonne observation et la prise de clichés photographiques, seules bases de documentation dans le domaine qui nous occupe.
Les filtres employés sont de deux types classiques : filtres sélecteurs
de bandes d’ultra—violet (longueur d’onde comprise entre 2_50
et 400 ”)
et filtres sélecteurs de bandes bleues de longueur d’onde comprise entre 400
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