Malgré—ces inconvénients, l’examen de l’autoiluorescence des tissus
permet de recueillir des renseignementsintéressants et de faciliter l’identi5—
fication par des détails tégùmentaires. Il est possible de connaître le régi.
me alimentaire des échantillons prélevés à une période dénie ; l’examen
des organes génitaux donne un aperçu de leur état de maturation.
,
'
Ces caractéristiques pourront guider le choix de l’observateur Sélec—
tionnant des échantillons .cn—vue d’une étude histologique. En effet, l’ob'
servation de l’organisme entier doit être complétée par celle de coupes
Ï-Ï_‘
minces pratiquées dans des organes déterminés. Les Coupes faites se—
lon. la méthode classique de l’inclusion dans la paraiiine très pure sont
tout d’abord examinées sans coloration pour rechercher l’autouorescence
des divers tissus. Elles sont ensuite colorées par les uorochromes : ces
composés chimiques à cycles aromatiques donnent, grâce à leurs électrons
mobiles, des émissions lumineuses intenses lorsqu’ils Sont excités par les
courtes longueurs d’onde de l’ultra—violet. Par ailleurs, ils contractent avec
"
les protéines des tissus des liaisons stables faisant apparaître un nouveau
type de uorochromes. Certains, comme la uorescéine, l’acridine orange,
sont universels et colorent tous les tissus ; d’autres, très nombreux, ont
une affinité élective pour tel ou tel tissu (tissu nerveux, hépatique, sécréteur).
Nos travaux en cours portent précisément sur une telle étude histologique de quelques groupes d’Invertébrés planctoniques et de leurs lar—
ves, en particulier les Copépodes. Le marquage des tissus par des colorants à affinité-spécique doit permettre de rechercher la nature de divers
constituants, tels les réserves des larves, les sécrétions humorales, les pro—
duits d’excrétio, et d’en
lés points de formation, de stockage et
d’utilisation.
.
-
_
__
;
.
’
Précédent

- 15/60

Suivant