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mes qui en sont pourvus, montrent parfois une faible fluorescence de tein—
te variable en relation avec les processus métaboliques qui s’y déroulent.
Il est donc possible à l’aide de la uorescence primaire, très différen—
te suivant la nature des aliments ingérés, de reconnaître immédiatement
un invertébré phytophage, zoophage ou d’alimentation mixte. On peut a—
jouter que la proportion d’invertébrés phytophages, dans les pêches prati—
quées aux diverses époques de l’année, est en correspondance avec le dé—
veloppement important du phytoplancton au début de l’hiver et à la fin
de l’été ; entre ces deux périodes, ce sont les éléments zoophages qui prédominent ; cette constatation corrobore les études faites par DEVEZE
(1957) sur les cycles saisonniers du plancton du golfe de Marseille.
2) Les organes génitaux.
Les Copépodes sont des Entomostracés à sexes séparés ; la femelle a
un utérus bifide facilement repérable. Examiné avec des filtres bleus, l’ensemble de l’appareil génital manifeste, le plus souvent, une teinte jaune
terne ou, au printemps, une teinte vert pâle. Ces deux rayonnements tra—
duisent l’évolution de “l’appareil génital femelle. En effet, l’accumulation
de l’hormone vitellogène du type lutéinique, qui se produit après la maturation des ovocytes, indique donc la deuxième partie du cycle ovarien ou
vitellogenèse. Les hormones du type folliculinique, qui inhibent la vitellogenèse, ne paraissent pas avoir de fluorescence propre. La fluorescence jau—
ne observée dans les ovaires et l’utérus serait celle des tissus interstitiels.
La différence assez nette entre ces deux couleurs permet d’apprécier l’état
de maturation du système génital et de préciser les périodes paroxysmales
de reproduction de l’espèce considérée.
Chez le mâle, les testicules et les spermiductes sont moins facilement
repérables. Ils présentent, parfois, une uorescence rouge—brun terne qui
peut être attribuée à des chromolipo‘ides du type lipofuchsine, abondants
dans le foie, les reins, les testicules des invertébrés. En effet, cette fluores—
cence apparaît sans lien avec la maturité sexuelle et les périodes reproductives ; l’hormone androgène n’a pas de fluorescence propre, ou bien celleci est trop faible pour pouvoir être perçue dans les conditions d’un examen
d’ensemble des organes. Les mêmes constatations ont été faites sur les
Chaetognathes qui sont hermaphrodites. ll faut noter que l’hormone vitel—
logène, dont la formule se rapproche de celle de l’hormone lutéinique, ne
peut être confondue avec la vitamine A qui possède, pourtant, la même
fluorescence. En effet, la vitamine A vraie ne semble exister que rarement
dans les tissus des invertébrés planctoniques et, par ailleurs. ces hormo—
nes contractent avec le formol une liaison chimique qui se traduit par une
émission de fluorescence bleue, manifestation qui ne se produit pas avec
la vitamine A.
Pour parfaire ces premières observations, une étude de coupes histo—
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