publiés, l’ouvrage de FABRE—DOMERGUE et BIETRIX_ (1905) doit être
considéré comme une référence toujours actuelle pour toute étude du déve—
loppement des Poissons. L’époque larvair—e à alimentation vitelline y
est
subdivisée en trois stades parfaitement décrits et datés, mais sans
que soient fournies les indispensables précisions thermiques.
Depuis, l’élevage complet de la Sole a été réussi par de nombreux
chercheurs. Parmi ceux qui ont récemment publié sur ce sujet, citons
FLUCHTER en Allemagne (1970), BLAXTER et STAINES (1971), IRVIN
(1974) et SHELBOURNE (1975) en Grande Bretagne, GIRIN en France
(1974) et BRASOLA en Italie (1974). Une foule d’informations est à
présent disponible sur les limites thermiques de la vie de la larve, sur
son comportement, sa vitesse de consommation vitelline, etc... Mais
les stades larvaires de FABRE—DOMERGÙE n’ont toujours pas été datés
avec
précision. ËLUCHTER a bien fourni quelques indications de durée,
mais les étapes de développement sur lesquelles il se fonde restent
d’une grande imprécision car elles caractérisent plutôt le comportement
des larves que leur morphologie.
Nous avons essayé par de courts élevages de suivre attentivement
les modifications de certains organes afin de mieux définir les stades
larvaires en précisant leurs limites et leur durée à la température choisie.
MATERIEL ET METHODES
Les oeufs mis en élevage proviennent d’une pêche planctonique
de surface réalisée pendant 30 minutes le 28 Décembre 1974 dans la
Baie d’Alger avec le filet F.A.O. standard, trainé à une vitesse d’environ
2 nœuds au dessus de fonds compris entre 50 et 100 mètres.
Au laboratoire, les œufs de Sole furent isolés à la pipette du plancton
mis à sédimenter dans un cristallisoir. En effet, plus légers que l’eau
de mer, ils flottent en surface comme tous les oeufs pélagiques de Poissons
dont ils se différencient à‘l’œil nu par leurs multiples gouttes d’huile
réfringentes. Un examen à la loupe binoculaire permit ensuite de confirmer
leur détermination, de mesurer leur diamètre et d’apprécier leur stade
embryonnaire d’après l’échelle de RILEY (1974). Tous les œufs du stade
2 furent alors réunis dans un cristallisoir de 15 cm renfermant de l’eau
de mer filtrée sur filtre Millipore (0,48 ;u). Ce cristallisoir, couvert par
une plaque de verre, fut placé dans une chambre à température constante,
réglée à 14°.
A partir de l’éclosion, le développement larvaire fut suivi jusqu’à
la résorption du vitellus par des prélèvement à intervalles réguliers,
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toutes les 12 heures environ. Les échantillons ainsi prélevés étaient placés
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