En ce qui concerne les variations de forme du bouclier .buccal nos
observations montrent que pour des individus ayant la même origine
elle est très variable. La forme décrite par GUILLE correspond à la forme
la plus répandue. Nous avons ici un nouvel exemple de.variations intra—
spéciques chez les ophiures et l’exemple est
plus probant que
‘
ces variations ont été relevées chez des individus appartenant aux mêmes
‘
En dénitive l’exemplaire d’O. nigm décrit par GUILLE correspond
par ses caractères morphologiques, taille exclue, à un individu moyen des
bancs d’Alger.
Il parait donc que les différences morphologiques les plus importantes
entre les 0. m'gm de l’Atlantique et celles d’Alger consistent pour ces
dernières en : absence’totale d’incisur-e sur la face dorsale du disque,
longueur relative des bras plus faible, présence de granules entre les
premières plaques brachiales dorsales, variation éventuelle du nombre
d’écailles tentaculaires et de la taille relative des deux premières plaques
brachiales dorsales.
.
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De tell—es variations sont tout à fait courantes pour la même espèce
d’ophiure entre l’Atlantique et la Méditerranée. Citons par exemple,
Oplyiopsila am7æa qui possède un nombre plus élevé de piquants brachiaux en Méditerranée : 6 en Atlantique, 8 et parfois 10 en Méditerranée
(DIEUZEIDE, 1940 ; MASSE, 1963 ; ALLAIN, inédit). Ces variations sont
si importantes dans le genre Opbiot/orz‘x que très régulièrement la validité
de l’espèce méditerranéenne Opbioz‘krix quinquemaculaz‘a- est remis-e en
cause
(voir en particulier GUILLE, 1964 a) en raison de sa similitude
avec
une
espèce atlantique (Opbiof/arix fragilis) très polymorphe.
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