I. —— INTRODUCTION
La présence d’Opbiocomz‘m nigm en Méditerranée est connue depuis
fort longtemps car dès 1921 KOEHLER assurait en posséder un exemplaire
provenant des côtes siciliennes. Il fallait ensuite attendre 1956 pour que
TORTONESE signale un individu provenant des côtes d’Algérie (Ras Acrata)
et
CHERBONNIER en récolte deux autres dans les eaux tunisiennes. Ce
dernier ajoutait peu après (1958) une nouvelle station en Méditerranée
en
la récoltant aux Baléares. En 1964, GUILLE (1964 b) découvrait
Opbiocowim igM dans la région de Banyuls sur Mer (France) et les
deux exemplaires décrits étaient repris pour le << Complément à la faune
des échinodermes de la Mer de Banyuls >> de CHERBONNIER et GUILLE
(1967). En 1972, PETIT draguait un nouvel exemplaire à l’Est de la Baie
d’Alger et en 1973 DESBRUYERES et al. découvraient cette, espèce sur la
côte catalane espagnole. Ainsi, d’année en année, la répartition connue
d’O. m'gm en Méditerranée se faisait plus détaillée et plus précise.
Néanmoins, chacun des auteurs signalait la présence d’un seul individu
ou
parfois de deux, mais alors d’origine différente. Certains d’entre eux
précisaient qu’O. m‘gm << est certainement fort rare >> (CHERBONNIER,
1956) ou « qu’en Méditerranée elle reste toujours fort rare» (GUILLE,
1964 b). Ce dernier ajoutait même « qu’Op/9iocomina nigm ne trouve
pas en Méditerranée les conditions écologiques favorables au développement de populations importantes >>.
“Cette opinion semblait confirmée par les travaux portant sur les
côtes algériennes : malgré les nombreuses recherches effectuées sur le
benthos tant sur le littoral qu’à plus grandes profondeurs (SEURAT, 1929 ;
DIEUZEIDE, 1940—1950—1955 a et 1955b ; DIEUZEIDE et ROLAND, 19561957 ; VAISSIERE et FRED], 1963 ; LE GALL, 1969, FALCONETTI, 1970 ;
PETIT, 1972 ; DAGORNE 1973) O. m'gm n’y était connue que par deux
exemplaires l’un originaire de l’Ouest d’Alger (TORTONESE, 1956) et
l’autre de l’Est d’Alger (PETIT, 1972).
Lors de dragages en Baie d’Alger notre attention était attirée par
la présence de plusieurs spécimens d’O. nigm. Un examen des collections
du Centre nous faisait découvrir sept individus mais sans indications de
date ni de zone de récolte. Une vérification en plongée permettait alors
de reconnaître plusieurs bancs d’O. nigm dans la Baie d’Alger.
‘
__
51 _
Précédent

- 44/90

Suivant