des pertes dans les élevages aquacoles. La sta—
l'eau de mer a été effectué à 50 cm et a 1,20 m
tion balnéaire de Sidi—Fredj est une zone récréa—de profondeur.
tiVe à surveiller. La présence d‘un certain nom—
L‘étude quantitative révèle une pollution par les
bre de vibrions potentiellement pathogènes,
levures de ces deux sites (tableau 5.15); car les
entre
‘autres
V.- cbOl'eme et V. algz‘nolyü'cus,
valeurs obtenues dépassent largement les nor—
montre ”que “c'est une zone polluée.
mes
prééoniSées par
al. (1981). Le
3
,
‘
.
nombre de levures
de 100 CPU/100
La ore levuriforme des plages Est et Ouest
ml est caractéristique d‘une eau polluée. Ces
de Sidi—Hedi
_
.
»
normes sont basées sur l‘étude de la densité des
'
Le prOgŒ…e de surveillance des zones littopopulations de levures en relation avec le
rales inscrit depuis quelques années la recher—
dénombrement des coliformes totaux.
che des levures dansles eaux et le sable des
Globalement, pour toute la période d?échan—
plages (OMS/PNUE, 1995).
,
tillonnage, les prélèvements effectués à 50 cm
Une étude de corrélation réalisée par Drapeau
de profondeur se sont révélés plus riches en
(1977) a permis d‘envisager l'utilisation des
levures. Cette richesse serait liée essentielle—
levures comme indicatrices de pollution au
ment à une contamination provoquée par le
même titre que les coliformes et streptocoques
'
lessivage du sable avoisinant et la faible profécaux en bactériologie. Un certain nombre
fondeur de la zone de —_prélèvement.
__
d'espèces de champignons sont pathogènes
Par ailleurs, l‘évolution temporelle de la popupour l'hOmme, provoquant des mycoses superlation levuriforme de la plage Ouest décroît de
ficielles, sous—cutanées ou profondes, selon la
façon nette du mois d‘août au mois d‘octobre.
'
localisation de l'agent pathogène chez -. l‘hôte
Cette variation peut s'expliquer parunebaisse
après infection.Cette étude porte sur la‘connais—
de fréquentation des plages, Le mois d‘août est
-_
sance
des levures sou-illant les eaux de deu-x
.marqué par un afux important de baigneurs.
sites balnéaires de Sidi—Fredj: les plages Est et
Les observations
et les conclusions auxquelles
Ouest (Merab‘tine & al., 1999). La densité des
aboutit l'étude des levures confortent
celles de
estivants, les rejets d'eaux usées et les déchets
l‘analyse bactériologique. En période estivale
alimentaires présents sur les lieux entraînent
certaines eaux de plages contiennent au
moins
forcément une pollution et par conséquent les
11.103 de levures de type candidat par litre,
risqUes sanitaires ne peuvent être négligés. Les
selon Brisou (1980). .
,
_
méthodes d'analyse sont celles préconisées par
La plage Ouest est sableuse surtout du côté Est
Brisou&l. (1980) et Chabasse &al. (1985).
et
rocheuse
essentiellement dans Sa partie
"Sur une période d'étude de trois mois, quaran—
Ouest.. La contamination atteint son maximum
à
_
te
deux prélèvements estivaux sont ‘ réalisés
l'extrémité Ouest.
pOu‘r les plages Est et£Ouést de Sidi—Fredj. Le
La micrOore totale levuriforme de l'eau de mer de
dénombrement de la ore totale des levures de
la plage Est durant les trois mois d‘échantillonnæ
'
Tableau 3.13 : Analyse quantitative de Ia“m_ici‘bore totale des levures de _l'éàu
dela plage
0uést«de Sidi-Fredj (1999)
'
50 cm de
eur
1 375
'
176
78
Méla
e'eau dem
eau d'é
ut
,
-
1
,
321
51
50 cm de
ndeur
1 025
'
433
107
_
.
1 20 m
n
t
'
810
—
335
44
50 cm de
eur
1 675
720
13
1 20 m de
r
681
662
52
50 cm de
rofondeur
Ind.
509
‘
54
1 20 m de
rof0ndeur
'
'
1 275
—
496
‘
107
'
Li ne de rive e
—
'
82
286
81
-
10 m
epr‘ofondeur
538
'
364
48
…
: colonie forrhantunité;
: indénombrable.
—
-
'
‘
_
_
Biodiversité marine et littorale algérienne
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