Les chiffres reproduits représentent généraledance a dominance en streptocoques fécaux
ment l‘aspect le plus défavorable; en effet,
(SF). Les fortes teneurs obtenues sont attri—
une grande partie des côtes algériennes pré—
buées à l‘existence d‘une contamination féca—
sentent un aspect balnéaire à caractère sai—
le ancienne. Les strèptocoques fécaux consti—
sonnier qui se traduit généralement en saison
tuent actuellement un test de contamination
estivale par une augmentation considérable
plus significatif que les coliformes féCaux et
de la population.
un
meilleur indicateur de la salubrité des.
eaux à usage récréatif. Cela est attribué a leur
3.5.1. Etude des eaux littorales
capacité de résistance dans le milieu marin
—
(PNUE/OMS, 1995).
Les résultats (tableau 3.5) reflètent l'état de
L'absence
de plans directeurs d'aménage—
salubrité de trois régions différentes triées
ment et d‘urbanisme dans la majorité de nos
par zones. L'étude des tendances a permis la
grandes villes a aggravé la qualité de nos
réalisation d'un «état des lieux».
eaux de baignade (Ouahdi & Slimano, 1997)
En se référant aux normes de salubrité, les
en
introduisant,
en
plus de la pollution
résultats obtenus dépassent les limites tolé—
microbienne,
une
pollution
chimique
et
rées dans 50 % (valeur guide) et 90 % (valeur
toxique
(Arzew,
Mostaganem,
Skikda,
impérative) des cas pour la majorité des pla—
Annaba).
'
'
,
ges
à
l'exception
de
Beni
Saf,
Ain
Dans leur ensemble (à l'exception d‘El Tarf,
Témouchent, Tipaza et El Tarf.
Ain Temouchènt et les plages situées dans la
La possibilité de rencontre de germes patho—
localité de Tipaza) ces résultats confirment
gènes est quasiment constante et les risques
donc
que
les
zones
contrôlées
sont
non
sanitaires existent réellement bien qu‘aucun
conformes du point de vue sanitaire, tout au
accident évident n'ait été signalé.
A titre
moins dans le cadre des mesures effectuées.
d‘exemple, la wilaya de Mostaganem, qui est
Une variabilité importante est obtenue pour
une
wilaya a haut risque épidémiologique,
les stations où le nombre de prélèvements est
connaît une contamination assez avancée des
faible, cela particulièrement en raison des dif—
nappes phréatiques, des Oueds, des puits; en
férences observées entre les mois d‘été et les
1986 plus de 400 cas de choléra ont été noti—
autres périodes. Une illustration de Pimpor—
fiés au ministère de la Santé (Ouahdi &
tance
des variations saisonnières peut être
Slimano, 1997).
obtenue par l'examen destendances. L'étude
Par ailleurs, les plages situées dans la région
de l‘écart—type (S) renseigne sur les “variations
_
d'Arzew (Ouest algérien) présentent une ten—
des déversements dans le milieu marin.
Tableau 3.5 : Evaluation de la contamination par les coliformes totaUX (CT), les
fécaux (CF) et les strept'ocoques fécaux (SF) des eaux marines de la côte algérienne.
Beni Saf
73
486
12
56
-
4
_
-
Aïn Témouchent
177
185
26
89
5
11
-
'
Arzew
194
684
101
656
130
501
Mosta anem
3.105
5.106
500
10 000
706
10 980
100
2
00
1 800
27 335
Ti
142
224
'
64
124
.
_
29
83
100
Club des
ns,
458 -
7 846
229
2976
29
4 033
‘
Bale d'Al er
'
605
1 945
1 903
.
6 744
'
.
1 455
1 752
,
_
__ggghgjgm
.
1374
41873
102
656
988
10 040
“Annaba
5 169
30 820
2 460
15 580
7 152
72 707
_
El Tarf
13
..
5
43
'
9
4
_
'
.
(50) : valeurs guides; (90) : valeurs impératives; NN : normes.
—
:
l
‘
'
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