Îaäieau Ë» : iânaivse microbiciogique des eaux du littoral Est de la baie d’Alger
(Seilali-Merabtine & al., 1999).
Coccoplage
240
3
23
Escherichia coli
460
Lesodes
930
…
y
âPia e Sidi H
4 500
4600
450
Plage Est Tamentfoust
9 300
2 400
240
N'B -' Les Valeurs dépassant les normes sont en gras
favorables à l'explosion d'une épidémie.
mer
des
côtes
Centre, Est et Ouest de
Yersim‘a enterolz‘z‘ica est responsable d'affection
l'Algérie, acquises par le laboratoire de
gastro—intestinale; sa résistance dans l'eau de
microbiologie de l‘Institut des Sciences de la
mer, parfois remarquable, oblige à l‘inscrire
Mer
et
de
l‘Aménagement
du
littoral
parmi les bactéries potentiellement dangereu—
(ISMAL),
ont
été
compilées
et
traitées
ses.
(Merzoug & Ould Hocine, 2000). Ces résul—
Le groupe des Proteus apparaît souvent en eau
tats ont permis de modéliser les tendances
de mer; ces entérobactéries présentent le pou—
des indicateurs bactériologiques, à savoir les
voir d‘infecter des blessures ouvertes.
coliformes totaux, les coliformes fécaux et
On peut noter que le principal égout d‘Alger,
les streptocoques fécaux dans les eaux de
Oued El Harrach en l'occurrence, se déverse au
baignade de 264 plages du littoral algérien et
milieu de la baie et que des courants Est—Ouest
au niveau de 5 ports algériens d‘importance
contribuent à rendre insalubre la moitié Ouest
inégale.
‘
de la baie, le port d'Alger compris.
_
_
Les prélèvements, le transport et l‘analyse
L‘Oued El Harrach a depuis toujours constitué
des échantillons d'eau de mer ont été réali—
le réceptacle ”naturel" des eaux résiduaires des
sés conformément aux directives applicables
_
communes
de son bassin versant. Constituées
'
a la surveillance sanitaire dela qualité des
pour la plus grande partie par des efuents
eaux littorales. La méthode Utilisée pour la
domestiques, les eaux de cet Oued, du fait du
recherche des germes tests de contamination
développement industriel, reçoivent un apport
fécale est celle des séries de dilutions en
non
négligeable d'eaux usées industrielles,
milieu
liquide
décrite
par
l'OMS/PNUE
charriantdes produits chimiques et des sub—
(1986).
stancès toxiques; les eaux de cet Oued sont
Les données collectées sont traitées et com—
déversées directement dans la baie d'Alger, où
parées aux valeurs guides et impératives en
le milieu marin est aujourd'hui sérieusement
germes fécaux. La prise de décision quant à
dégradé (Idjer & al., 1997).
la salubrité ou non d‘une zone côtière est tri—
L'analvse critique de la situation actuelle du
butaire d'une analyse statistique significati—
bassin versant recommande la prévention
et la
ve. Le traitement des données est basé sur le
protection
Contre
la
pollution de l‘Oued
fait que la concentration des bactéries dans
El Harrach et de son environnement.
le milieu marin suit une distribution log nor_
-
mal.
_
3.3. Diagnostic national
La
détermination
de
la
valeur
guide (la
concentration équivalente à 50 % des échan—
De 1996 a 2000, 5168 analyses par an ont été
-
tillonS) et de la valeur impérative (valeur
effectuées par les secteurs sanitaires dans 14
correspondant à 90 % des échantillons) est
_
Wilavas côtières sous l'égide du Ministère de
basée sur l‘étude de
la régression du loga—
la Santé Publique pOur déterminer la qualité
'
rithme décimal des concentrations en fonc_
bactérienne des eaux côtières_
tion
des logarithmes décimaux de la fre—
Les données de germes
fécaux dans l'eau de
quence
cumulées (OMS/PNUE, 1995)
'
.
_
Biodiversité marine et littorale algérienne
Précédent

- 54/363

Suivant