_embouchures des principaux Oueds (METAP,
gnent le milieu marin sans traitement, puisque
1994). -;
',
,
la majorité des stations d'épuration sont en
A Annaba, la population concentrée sur la fran—
panne.
‘
'
ge côtière, le développement agricole et surtout
Ainsi, les polluants 'se concentrent dans les tis—
industriel passé et actuel n‘ont fait qu'augmen—
sus
des organismes par bioaccumulation, se
ter et aggraver les phénomènes de pollution
propagent dans les compartiments de la chaîne
marine et atmosphérique. Les problèmes liés à
trophique et portent atteinte à la santé humai—
ces pollutions commencent a se poser avec
ne.
-
'
acuité
dans la région d‘Annaba. PreuVe en est
A l‘approche de la côte, et tout particulièrement
les cas d‘asthme constatés ces dernières années,
dans les baies et les golfes, les eaux marines se
particulièrement chez les enfants, ainsi que cer—
'mélangent avec les eaux continentales qui en
taines maladies chroniques (maladies respira—
,
modifient notablement les caractéristiques phy—
_
,
toireS) dont l'ampleur devientinquiétante.
'
sim-chimiques.
Notre
environnement
_
est
quOtidienement
D'une manière générale les principaux problèagressé; les déchets domestiques et industriels,
mes de l‘environnement marin algérien sont liés
_
les rejets gazeux-etparticulaires,
lesbr‘uits et les
et l‘mdustrialisationdu littoral, a
'
”odeurs altèrent l'esthétique du milieu, détériola pêche—, au tourisme,
'
:
rent l‘hygiène et le cadre de vie, et portent
mer a des
industrielles et aux
atteinte à la santé de la population et aux res—
les activités
sont grandement affec—
sources naturelles. Les produitsnocifs ou pol—
tées par la pollution. Le problème de l'envase—
luants, en général, suivent différentes voies
'
ment des ports n'est pas en reste, cette situation
(atmosphérique, Oueds, ruissellement, rejets
est due à la conjugaison de plusieurs facteurs
ponctuels, égouts) pour aboutir dans un même
dont les aménagements portuaires «Contre natu—
réceptacle : le milieu marin.
'
’
re» à travers les digues de protection et l‘érosion
Aussi, l‘Algérie, pays exportateur de pétrole,
,
côtière; cette dernière s‘est amplifiée au cours
court un risque potentiel de pollution acciden—
de cette dernière décennie touchant un nombtelle (marée noire) Sur ses côtés. Toute la fran—
re non négligeable des plages sableuses du fait
ge littorale présente un grand intérêt écono—
de l'extraction anarchique et abusive du Sable.
_
mique, social et écologique. Cependant au vu
Les régions où l'ampleur de l'érosion côtière est
des risques internes, (50 millions de tonnes
importante sont celles de Boumerdès et Béjaïa.
'
.
d'hydrocarbures sont annuellement chargées a
En finalité et a travers les études réalisées le
Skikda, Arzew et Béjaïa), avec des pertes
long de la côte algérienne, la pollution marine
'
=
annUelles estimées a 10 000 tonnes (Ministère
a atteint un seuil critique dans certaines zones :
"
de
l‘Aménagement
du
territoire
et
.
de
le golfe d'Arzew, ‘ la baie d'Alger '
et le golfe
'
l‘Environnement, 2000), notre patrimoine marin
d'Annaba. Les régions côtières Ouest (Oran,
’
est en péril, périld'autant plus grand qu‘envi—
Arzew), Centre (Alger, Bou Ismail) et Est
_
ron
100
de tonnes de pétrole par
an
(Skikda, Annaba) sont les plus soumises au
"
transitent au large de nos côtes, soit 50 % des
phénomène de la pollution, suite à une forte
quantités d'hydrocarbures acheminées à travers
croissance démographique, une Urbanisation
et
la Méditerranée. Les rejets liquides et gazeux
une industrialisation effrénées. '
-
des
côtières, les déchets domes—
‘
‘
’
_
,
-
tiques, les boues toxiques provenant des raffi—
’
'
'
nerieSd'Alger, d‘Oran et de Skikda, lesceaux
'
usées des complexes de prôduction‘ de gaz
’
naturel liquide et de pétrole s'additionnent aux
'
*
'
résidus provenant des ateliers et d'entreprises
privés non recensés.
Tous ces éléments rejoi=
Biodiversité marine et littorale algérienne
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