La zone Centrale est une zone de piégeage de
tuée par les navires en rade dans la baie.
sédiments ”fins et de matières organiques. Elle
L‘analyse dé“ià“ihätfièè sédimentaire"révèle que
eSt caractérisée par des teneurs élevées en fer
le secteur Occidental de la baie d‘Alger est plus
(25,05-37,049"mg/g), zinc' (85,8—121,94 ug/g),
contaminé en hydrocarbures totaux (117—1 820
cuivre (10,12—20,51 ug/g) et manganèse (203,1—
ug/g) que le secteur Oriental (19—96 pg/g)
277,8 ug/g); elle est considérée comme un sec—
(Sellali & al., 1998).—
=
'
teur pollué.
_
:
'
,
'
'
-
.
_
"
La baie de Bou Ismail est
comme
_
La z0ne Orientale est la plus riche en éléments
une zone touristique soümise aux rejets d‘eaux
métalliques "issirs des “activités
usées domestiques; L‘activité“ industrielle “n'est
la ville de“Mostèrganem et de -Stidia;_Lés teneurs
pas très dévelOppée et se limite a de petites
élevées en mercure semblent
liées à l'activité de
industries : textiles, cuirs et peaux, papeteries,
l‘unité de papeterie (CELPAP). Cette zone reçoit
‘
plastiques, caoutchouc et verres (Sellali, 1996).
aussi les apports de l‘Ouéd“Chéliff, riches en
En plus de ces activités industrielles, les Oueds
oxyhvdroxÿde de fer. et de manganèSe, en par—
se déversant dans la baie de Bou Ismail peuvent
.
ticules fines et
en matières organiques;
c'est un
être considérés comme source de pollution. La
secteur très pollué.
_
_
.
fertilisati©n des sols est assurée par des produits
'
..
f
..
_
'
.
phytopharmàtcéutiquæ tels que les organochlo—
Secteur Centre
rés, et les engrais a base de nitrate, de phospha—
métropole méditerranéenne, est une
te et de potassium. Par le biais du ruissellement,
’\
Zone où s‘intensie continuellement
la pollu—
t0us ces produits ’contaminent les Oueds et
tion. —-En effet, la baie_d‘Alger est le point de ren—
rejOignent les eaux supercielles marines. Les
"_ contre de tous les rejets_industrielset urbains de
eaux ”des agglomérations côtières sOnt déversées
'
la région algérOise '_et des communes limitrOdirectement en mer par 'un“- réseau d'égduts ou
.
La'pollution' par les métaux lourds mont—
d‘émissaires“.
.
.
-
:
'
'
,
'
.
le un degré de c0ncentration inquiétant, résultat
Les eaux usées des Villes de l’arrière—pays sOnt
'
probable de l‘importance des activités au niveau
drainées vers la ,mer par l‘intermédiaire des
du port
et à l‘exposition directe aux
_OuédStraversant
la région. La pollution métal—
efuents d'origine téllurique {Boudjellal & al.,
"lique = dans ”“Cette région n'est pas inquiétante
al., 1999).
_
(Boudjellal&al., 1995; A1ï1ar*ouche & al., 2001),
,
Pour la pollution par les
et restefaible par rapporta celle d‘autres sites de
liers et chlorés, les travaux de Sellali & al. (1995
la côte algérienne (Boudjellal & al.,
_
1995)… Les
et 1999) révèlent que =le.degré de pollution dans
principales sources de pollution par les métaux
'
la baie d'Alger a atteint un niveau critique. Deux
lourds et les hydrocarbures pétroliers sont les
'
principales sources ont été identiées dans cette
_
apports continentaux déversés directement dans
'
'
zone.
le
qui en plus
la baie, ou indirectement par le biais des Oueds
des activités
'
__
(Nador, Mazafran et Beni—Messous) (Boudjellal &
.
qui drainent les eaux usées de la
'
al., 1995; Sellali & al., 1995 b). Ces Oueds cons—
'
.
_
dont l'inuence; est étalée dans
tituent
des collecteurs d’eaux usées issues des
'
l'espace et dans le temps, c'est—à—dire perma—
'
différentes activités (agricole, industrielle et
.
"
nente. A cette source s'additionentlés apports
'
-
urbaine); des cOncentrations importantes en cad—
.
_
des émissaires urbains ;situés dans le secteur de
irum {O,9l—10,‘02 ug/g) et plomb {56,26—95,40
du port La_seconde
?
été détectées dans la matrice sédimen—
_
-
'
“131
rah—e(Boudjeal,f& al., i995—b).
ài'3pal‘âît au mOmentde5 ques
dontles
__
Vu le développement des activités
_
apports affectet “également
central,
_
.
agricoles," de
(ateliers et entreprises
_
et
oriental de la
Une *aUtre sou‘ice"_de
'
privés} et l‘urbanisatidn intense que connaît
contaminationsecondaire, quiSe traduit par des
_
cette baie,' une pollution à long terme est à
pollutions ponctuelles très localisées, est cOnsti—
C1‘aindr‘e.
'
__
'
_
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