5.115. Causes de disparition de
à la modification de son aire de répartition et,
l’espèce
'
par conséquent constituent une menace poten—
tielie a sa dynamique et à sa survie.
L’effondrement brutal
des
populations
de
_
_
phoque moine s’explique, principalement par
îîî.6. ÀCÊË@S internationales
l’action anthropique humaine (pêche, tourisme,
Ï
-
-
,
installation et extension d’unités industrielles,
Un intérêt certain a été porté par les pouvoirs
,
urbanisation, pollution marine) et par la
publics algériens au phoque moine depuis 1985
tion directe (destruction par balles et explosifs).
et des efforts considérables ont été déployés
_
1. A quelques exCeptions près, les pêcheurs
pour sa protection.
_
.
(notamment du littoral occidental algérien) ne
Dès lors, des actions déterminantes de grande
'
tuent pas le phoque moine, il le considère
envergure ont été menées, se résumant a des
'
comme un véritable compagnon et.ami qu’ils
participations :
.
'
‘
_
_
_
respectent et craignent a la fois : une légende
..
‘
-
locale illustre : ”Quiconque tue le phoque aura
0
aux
travaux
de
la
IHÈme
Conférence
'
le malheur un jour”. Nos observations concorè
Internationale sur les phoques moines (Antalya,
dent avec celles de Avella (1987) qui estime
.
Turquie, novembre 1987). -
,
_
que 90 % des pêcheurs maghrébins ne mont—
_
rent aucune animosité envers ce mammifère et
0 aux Hème Rencontres Scientifiques sur les espè—
ne
le considèrent pas réellement comme un
ces marines à protéger en Méditerranée, orga—
véritable COncurrent malgré les dégâts qu’il
nisées à Carry—le—Rouet les 18 et 19 novembre
occasionne aux filets. Or,
a
été clairement
1989 par l’AsSociation pour la protection et le
rappOrté que la mise a mort directe par les -
développement de la côte bleue, le Club sub—
pêcheurs a été identifiée comme étant la cause
aquatique de Carry—le-Rouet, l’Association du
_
principale du déclin de l’espèce Qohnson &
parc régional marin de la côte bleue et le maga—
Lavigne, 1998).
'
zine “Le Monde de la Mer", sous le patronage
—
2. Si dans sa grandemajor—ité la population des
des ministères de l’Environnement
et de la Mer
pêcheurs respecte le phoque moine malgré les
francais, le - Secrétariat
du Conseil de
diverses
interactions
compétitives, il existe
l’Europe ”et le Centre des activités régionales
_
certains pêcheurs qui ont leur part
pour les aires spécialement protégées. .
'
.
_
de
responsabilités
dans
déclin.
Ces
.
«
"
'
'
,
pêcheurs, malintentionnés, n’hésitent pas a tuer
0
à la mission phoque moine d’Algérie (S€C-'
le phoque en qui ils voient un redoutable
teurs :'littoral algéroiS jusqu’à la frontière
maroconCurrèn‘t. Divers témoignages indiquent que
caine), réalisée du 1€r au 11 août 1989 puis en
les phoques ont été délibérément éliminés au
mai 1990 par le Groupement d’intérêt scienti—
mÔyen d’armes à— feu et/ou par l’emploi d’ex—
fique posidonie (GIS Posidonie) dans le cadre
plosifs. En outre, d’autres techiqUes de pêche
de la convention de Collaboration liant le Parc
prohibées ont conduit à l’extinction de ce
national
de
Port—Cros (PNPC., Ministère de
Pinnipède tels que les filets
l’Environnement Francais) et le Centre d’Etudes
,
'
Les effets de la pollution d’origines diverses
et de Recherches sur la Pêche (CERP., Algérie)
sur
Monacbus monacbus pourraient être en
_
-
_
partie responsable de sa disparition,
'
_
_
'
7
"
4. L’installation de complexes industriels sur le
0 aux travaux du Comité scientifique internatiolittoral, la constructi0n et l’extensi'odd’infras—
nal pour le suivi du prOgrammé français de sau—
,
__
‘
.
tructurés portuaires, l’ouverture déroutes ou de
_
vegarde du phoque moine (Paris, 4 juin 1991 ;
,
chemins le long du littoral venant _désehclaver
Paris,-1er et
; Paris, 16 ”et 17 mai
les plages ou les”criques et rendant accessibles
1994);
"
‘
'.
'
certains habitats “du phoque mOine contribuent
'_Ï _
'
‘
-
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