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a..
…
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€ Le même constat est noté pour le littoral cen—
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tre, où nous avons enregistré entre 1988 et 1989
'
_
_
S€Ul€m€nt 5 individus répartis dans 5 localités
.,
_
"
“'
(Boutiba, 1990) et un seul individu en 1990
,
dans la localité de Bou Haroun (wilaya de
-Tipaza), alors que 'les données antérieures
_
(Bahri, 1974; Bougazelli, 1979) faisaient état
'
;“ÎÏ
;
d’une quinzaine d’observations.
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Ë
-
-
_,
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0 Nos données, comparées à celles des travaux
,
"€.
Ë
antérieurs
(Lloze, 1979 —; Bou'gazelli, 1979),
,
,
_
_
_
1
montrent qu’un certain nombre de localités fré—
‘
_Obsewatlon “_ p'ËÎÏÀÊ£ËL"Ê…Î Êäiê‘fâ‘2325
quentées autrefois par le phoque moine sont
_
_
maintenant désertées. Mais, d’autre part, nous
avons noté l’établissement de petits groupes ou
'
""”ÿ?£}
d’individus isolés dans des localités où l’espèce
n’était pas (ou rarement) signalée auparavant.
-
,.
0 Selon les indications de Loche (1840) dans sa
.
5
Classification
des
oiseaux
et
mammifères
'
.
Ë
d’Algérie, le phoque moine était plus rare sur le
.
__
_
Ë
littoral constantinois que sur le littoral oranais et
_
...”
.g
le littoral algérois. Cela a été ensuite confirmé
_'
â
par
Troussart
Doumergue
(1919),
Observati°" ""
Gavard
(1927), Dieuzeide (1927) et. Seurat
‘
-
(1950).
,
,
_
-
1988 ; Boutiba, 1990, 1992, 1994, 1996, 1998 ,
'
'
'
_
—
Boutiba & al., 2001). En effet,. durant ces quin—
Nos travaux antérieurs vont dans le même sens
ze dernières années, le rythme annuel de dispa—
de ce constat (Boutiba, 1989, 1990, 1991, 1992
rition
apparente présente une moyenne de
aet b, 1996, 1998) : le phoque moine se trou—
18 % sur les deux grandes régions côtières. Il
ve principalement confiné sur le littoral Ouest,
est probable que 3 à 4 % des phoques appaoù vraisemblablement quelques petits groupes
remment disparus ont en fait émigré vers d’au—
‘
ou individus subsistent encore. Cela s’explique,
tres lieux où des conditions de vie sont plus
'
sans doute, par la configuration top0graphique,
favorables.
-
les
caractéristiques
océanographiques
phv—
120 \
siques et biologiques de cette portion du litto—
!
.
.
_
ral : présence de falaises, de grottes, de zones
'
100
.
-
.
plus ou moins désertes, d’îles et îlots, inuence
lË_"
:
_
,
du courant algérien, forte production primai—
80
,
re...
De ce\fait, cette frange côtière semble, à
I‘ .
priori, plus favorable à l’espèce que les régions
60
'
littoralesCeritre et Est.
'
40
L
"
_
_
Il-ressort, globalement, deces
constatations que
20
-
,
_—
ledéclin du phoque moine, amorcé de très lon—
[
,
; ,
996
‘
2000
guè date, s’est” dramatiquement accéléré pen—
-
0 _
::—
k
1989
dant
les ”deux
dernières
décennies
(figure
1987
.
—
5-11.1) (BOUÜb3 & al-, 1988
L€f€VI‘€ & al':
Figure 5.11.1:Régres$ion
la population
de phoque moine du littoral algérien (1978-2000)
'
Biodiversité marine et littorale algérienne
263
,
,
,
__
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