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5.6.“ Les céphalopodes des côtes
tant au mieux les ressources à un niveau supé—
algérieneS
'
-
rieur de la pyramide alimentaire : lescéphalo—
'
'
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podes pélagiques (calmars) puisent leur énergie
Très peu de "travaux ont été“ consacrés aux
en
chassant
des
poissons
pélagiques, les
céphalopOdes d’Algérie; l’essentiel de ces ‘tra—
poulpes et les seiches capturent des proies du
vaux traite de la" distribution géographique et
système benthique OU nectobenthique (CYäbeS,
de la répartition bathymétrique : Dieuzèide
merlans, rodgets, sardines, serransl..)f'
(1950, 1955 et 1957), Lalami (1971), ISTPM
Au—delà de toutes leurs ressemblances, les dif—
(1982) ainsi°que les notes des campagnes effec—
férents groupes de céphalopodes occupent des
tuéesèh 1958 et 1960 parle bateau océanogra—
aires différentes et se concurrencent très rare—
phique «Président Théodore—7755161»)
ment. Ainsi, les poulpes occupent un substrat
En Algérie,‘ les céphalopodes constituent une
surtout rocheux, les
seiches
les
substrats
part non négligeable des débarquements mais
sableux, sablO—vaseux et les herbiers. Mais en
ne
sont pas l’objet d’une pêche spécialisée.
ce
qui conCerne les calmars {céphalopodes
Bien que régulièrement des poulpes, des
pélegiqües),leur distribution et leur écologie
mars et des seiches soient capturés lors des'
restent encore mal connues,
bien que ces ani—
opérations de pêche, peu de travaux leur ont
maux
occupent une place importante dans
été
consacrés. "Ce
n’est
que
ces dernières
l’écosystème.
'
"
années que quelques études ont abordé cer—
‘
"
taihs
aspects de leur biOlOgie" et écologie
Les mollusques céphalopodes habitent tous les
(Oumouna, 1991 ; Beloui, 1994 ; Yanat, 1994 ;
océans et les mers du globe, dela surface jus—
Benyahia, 1999 ; Guedioura, 1999). Dans l’op—
.
qu’à une profondeur de 5 000 m (Mangold,
tique d’un chantier plus vaste, qui aurait trait” à
1982).
‘
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tous les aspects de la vie des espèces de cép‘ha—
La classe des céphalopodes qui comprend entre
lopodes, nous nous limiterons ici, de manière
650 et 1 000 espèces actuelles vivantes (Voss,
aussi
complète que possible, a donner un
1977 ; Roper & al., 1984) est représentée par
inventaire des espèces de céphalopodes recen—
deux
sous—classes
:
les
Nautiloidea
sées ou observées lors de nos sorties en mer ou
(Agassiz,1847 in Sweeney & Ropper, 1998) qui
au niveau de quelques pêcheries.
comprend 5 espèces du genre Nautilus et
2 espèces du genrèÀ]]onauülus (Sweeney &
5.6.1. Les céphalopodes et
Ropper, 1998) et les Coleoidea (Bather, 1888)
l’écosystème de la Méditerranée
avec les Neocoleoidea (Haas, 1997 in Sweeney
occidentale : cas du bassin algérien
& Ropper, 1998) qui regroupent les trois formes
principales actuellement connues : les seiches,
L’écosystème, qu’il soit du large ou côtier, offre
les calmars et les poulpes.
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une grande diversité spécique qui est exploi—
Sur l’ensemble des espèces de céphalopodes
tée par les prédateurs, parmi lesquels les tho—
répertoriées dans’le monde, près d’une soixan—
nidés, les espadons et les cétacés. Cet écosystè—
taine fréquentent la mer Méditerranée.
me forme un élément important dans la pyra—
En se basant sur les données des deux der—
mide alimentaire. De Ce fait, les céphalopodes
mères décadeS, 59 espèces peuvent être consi—
comprenant les poulpes, les seiches et les cal—
dérées comme faisant partie du peuplement du
mars constituent la nutrition par excellence des
bassin occidental. Mais le nombre d’espèces qui
cétacés : le cachalot et le ziphius traquent les
a
un
intérêt économique est beaucoup plus
_
grands calmars a plus de 1 000 m de profon—
réduit.
deur.
En nous appuyant essentiellement sur les don—
Grâce à leur diversité et à leur grande faculté
nées actuelles, sur quelques observations en
'
adaptative, les céphalopodes tirent prot de
mer, dans les pêcheries algériennes, nous pou—
'
'
l’écosystème dans lequel ils vivent en exploi—
vons
avancer
que les céphalopodes les plus
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