_—
5.LZÊ.5.Z. ËÊSÊËËËËFÆÊËGË &ee
(Thebault, 1985; Razouls & al., 1986). Ces résul—
aË©näaee€
.
tats sont
comparables à ceux obtenus avec
Eaterpina acatz‘frons (Bernard, 1963; Neunes&
La faune de copépodes hébergée par la strate
Pongolini, 1965; Haq, 1972 et 1975; Zurlini &
superficielle de la zone productive diffère fon—
al., 1978; d‘Appolito & Stancyk, 1979; Moreira &
damentalement quant a sa composition quanti—
al., 1985; Carlotti & Sciandra, 1989). T stylifera
tative a la fois de celle de la côte et du large. En
et E. acatifrons sont responsables de l'excès de
effet, la structure frontale est caractérisée par
densité des copépodes de la côte par rapport
une abondance accrue d‘individus. Leur densi—
au large où elles sont absentes ou peu repré—
té est 40 fois supérieure aux valeurs rencontrées
sentées. L‘ampleur de la répartition de T. styli—
dans les eaux atlantiques côtières et 700 fois
fera et de E. acatz‘frons notée près des côtes
supérieure a
__
celles évaluées "dans les eaux
algériennes est tout à fait comparable à celle
méditerranéennes du large._ Un tel cOntraste a
décrite dans l‘écosystème néritique de la mer
été évoqué dans la région orientale _alb0ranaise
d'Alboran (Giron, 1965) et celle de Banyuls—sur—
(Seguin & al., 1992): :la "structure; frontale
Mer (Razouls, 1973). Paracalanas pawas, fré—
concentré deux a quatre fois plus d'effectifs par
quente et pullulente au niveau de la zone pro—
rapport aux“eaux
Des observations
ductive du bassin algérien, est faiblement repré—
très
similaires
'"
sont
décrites
également par
sentée (moins de 15
au sein de
Pingree & al. (1974)en Manche où la_c0pépo—
l’écosystème épipélagique de la zone côtière.
dofaune du front est 50 fois plus abondante que
L'appropriation des ressources nutritives dispo—
celle des eaux avoisinantes. Un enrichissement
nibles par les deux principales espèces littora—
similaire apparaît sur les côtes japonaises dans
les (T. stylifera et E. acatz‘frons) aurait poussé
l'aire
frontale de
{Yamamoto
&
une
partie des populations de P. paruas a se
Nshizawa, 1987).
_
,
'
déplacer vers le front. Leur sensibilité à la quan—
Dans le
trois espèces néritiques
tité ainsi qu‘à la qualité de la biomasse chloro—
sont
particulièrement,
abondantes
:
phyllienne offerte par la zone du gradient phy—
Paracalanas
pamas,
"
Temora
szjzlzfera
et
sique aurait joué un rôle prééminent pour leur
Eateapz‘na acatifros. La première espèce est
intrusion au sein du front. Leur nutrition et leur
responsable de l'extraordinaire densité relevée
croissance se trouveraient, par conséquent, net—
au front(plus de800 individus/m3, soit 97 % de
tement- stimulées (Cowles 1979; Roman & al.,
l’abondance totale).“Ellè prolifère, cOnséquence
1985). Un tel comportement, agrégation et
d'un milieu propiCe à son développement. Les
croissance des copépodes phytOphages dans
populations des deux autres espèces {T stylife—
les zones à. fortes productivités phytoplancto—
ra et E.acations) présentent une prolifération,
niques, a été déjà décrit dans l’océan Atlantique
quoique plus faible que Celle de l’espèce pré—
et
l’océan Pacifique (Ortner & al., 1980;
cédente, près des. côtes, du moins dans sa
Herman, 1983, 1984). Par conséquent, l’organi—
région occidentale. La richesse exceptionnelle
sation trophique des communautés du front du
de ces eaux en particules algales, liée à l‘up—
courant algérien est nettement dominée par les
welling de faible étendue (Raimbault & al.,
phytophages. Les populations de ce groupe
semble jOU€ÏUÜ
rôle important dans l_‘in—,
trophique sontégalement dominantes dans les
terprétation
de ce phénomène.
De nombreux
communautés de la baie
et
la
travaux expérimentauxtémoignent
de l'impor—
région d’El Kala sur les cotes Est algerrennes
tance de ce facteur nutritionnel sur la croissan—
(Khelifi—Touhami, 1998).
.
ce
et
le développement des ZOOplanctontes
Plus au large, dans l’écosystème oligotrophe,
(Zurlini & al. 1978). Des corrélations positives
les abondances des peuplements ne depassent
ont été établies.entf€ quantité
de phytoplancton
guère 12
Ces densitéssont
tres faibles.
in situ et quantité
de T_ stylifera (stades juvéni—
COnnaissant les
besorns nutritifs des peuple—
le
et
a dultè) par
dé
nombreux auteurs
ments de Çopepodes (Huntley & Boyd, 1984;
Biodiversité marine etiittorale algérienne
131
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(Thebault, 1985; Razouls & al., 1986). Ces résul—
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comparables à ceux obtenus avec
Eaterpina acatz‘frons (Bernard, 1963; Neunes&
La faune de copépodes hébergée par la strate
Pongolini, 1965; Haq, 1972 et 1975; Zurlini &
superficielle de la zone productive diffère fon—
al., 1978; d‘Appolito & Stancyk, 1979; Moreira &
damentalement quant a sa composition quanti—
al., 1985; Carlotti & Sciandra, 1989). T stylifera
tative a la fois de celle de la côte et du large. En
et E. acatifrons sont responsables de l'excès de
effet, la structure frontale est caractérisée par
densité des copépodes de la côte par rapport
une abondance accrue d‘individus. Leur densi—
au large où elles sont absentes ou peu repré—
té est 40 fois supérieure aux valeurs rencontrées
sentées. L‘ampleur de la répartition de T. styli—
dans les eaux atlantiques côtières et 700 fois
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algériennes est tout à fait comparable à celle
méditerranéennes du large._ Un tel cOntraste a
décrite dans l‘écosystème néritique de la mer
été évoqué dans la région orientale _alb0ranaise
d'Alboran (Giron, 1965) et celle de Banyuls—sur—
(Seguin & al., 1992): :la "structure; frontale
Mer (Razouls, 1973). Paracalanas pawas, fré—
concentré deux a quatre fois plus d'effectifs par
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Pingree & al. (1974)en Manche où la_c0pépo—
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L'appropriation des ressources nutritives dispo—
celle des eaux avoisinantes. Un enrichissement
nibles par les deux principales espèces littora—
similaire apparaît sur les côtes japonaises dans
les (T. stylifera et E. acatz‘frons) aurait poussé
l'aire
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phyllienne offerte par la zone du gradient phy—
Paracalanas
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sique aurait joué un rôle prééminent pour leur
Eateapz‘na acatifros. La première espèce est
intrusion au sein du front. Leur nutrition et leur
responsable de l'extraordinaire densité relevée
croissance se trouveraient, par conséquent, net—
au front(plus de800 individus/m3, soit 97 % de
tement- stimulées (Cowles 1979; Roman & al.,
l’abondance totale).“Ellè prolifère, cOnséquence
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d'un milieu propiCe à son développement. Les
croissance des copépodes phytOphages dans
populations des deux autres espèces {T stylife—
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ra et E.acations) présentent une prolifération,
niques, a été déjà décrit dans l’océan Atlantique
quoique plus faible que Celle de l’espèce pré—
et
l’océan Pacifique (Ortner & al., 1980;
cédente, près des. côtes, du moins dans sa
Herman, 1983, 1984). Par conséquent, l’organi—
région occidentale. La richesse exceptionnelle
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phytophages. Les populations de ce groupe
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tance de ce facteur nutritionnel sur la croissan—
(Khelifi—Touhami, 1998).
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le développement des ZOOplanctontes
Plus au large, dans l’écosystème oligotrophe,
(Zurlini & al. 1978). Des corrélations positives
les abondances des peuplements ne depassent
ont été établies.entf€ quantité
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Biodiversité marine etiittorale algérienne
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