‘
_
CONCLUSION
superficiels) a été évoqué par Wroblewski (1977
'
_
,
et
1982), Peterson & a]. (1979) et Boucher
L’étude biogéographique des copépodes des
(1987) pour expliquer la présence des peuple—
écosys‘tèmes pélagiques du bassin algérien a
ments de profondeur parmi la faune épipélamontré qu'il n’y existe pas une faune de copégique au large des côtes de l‘Oregon (océan
podes endémique; ces espèces ont été trouvées
Pacique) et au large des côtes marocaines.
par d‘autres auteurs dans les différentes
Dans le bassin occidental de la Méditerranée,
de l‘océan mondial (nier d‘Alboran, mer de
Mazza (1962) relie la présence des espèces
Ligure, mer du Levant, mer du Nord, océan
atlantiques Eucalomus crasss et Mecynocem
Atlantique, océan Pacifique). En étudiant une a
clausz‘, habituellement épiplanctonique (Sevvell,
une les formes récoltées, un aperçu écologique
1948), dans les couches d'eaux profondes a leur
de la copépodofaune estivale du bassin algérien
comportement vis—à—vis de la température. En
a été abordé. La répartition des différentes caté—
effet, ces deux copépodés', qui vivent en surfa—
gories écologiques, du moins un certain nomb—
ce
en Atlantique, réagissent à l‘élévation de la
re de leurs composantes, ‘est sujette à quelques
température qu‘elles subissent après avoir fran—
irrégularités : la reconnaissance des bathv et
chi le détroit de Gibraltar en plongeant en pro—
mésoplanctontes (Scolecz‘tbricella viaz‘a, S. den—
fondeur, “où ils trouvent, par Conséquent, des
tam, sz‘ncalanus nasutus,_
Euchz‘rellæ messi—
températures proches de celles de leur milieu
nensz‘5, Haloptilus longicornis) dans l'épifaune
d'origine.
.
diurne, la mention des populations atlantiques
(Pleuromamma abdominah‘s, Candozciæ bipin—
5.1.1.3. Distributions qùantitaüves
nam, Eucal&mus cm55us et Mecynocem clausz‘)
parmi la “faune profonde où l‘inuence océa—
Distribution des biomasses
nique est absente; la prédilection des copépo—
'
'
des néritiques, de surcroît épipélagiques (C. fm*—
La
biomasse zooplanctonique de la couche
catus, P. param, O. belgolandïca), dans la stra—
superficielle est significativement différente (fig—
te d‘eau mésopé‘lagique. Ces localiSatios bathv—
ure 5.1.1). Les valeurs sont maximales (plus de
métriques particulières résulteraient des intèrac—
29 mg/m5) dans la zone frontale et sont mini—
tions
entre
les
caractéristiques hvdrodvna—
males (moins de 4 mg/m3) dans les eaux OligO—
_
miques du milieu {mouvements de convergen—
trOphes méditerranéennes. La zone côtière abri—
ce, de divergence et, éventuellement, les cou—
te une biomasse assez faible (9,82 ing/1115). Les
rants de dérive) et le cOmportement des indivi—
valeurs
pondéralés
issues
de
cette
zone
dus
attraction par la nOurriture et
connaissent des écarts assez importants. Cette
migrations ontogéniqués). Par cette répartition
zone
héberge plus de 15 % de la biomasse
particulière, il est bien évident que les espèces
sèche des peuplements zooplanctoniques du
doivent non seulement s'adapter à de nouveaux
bassin algérien. Le pourcentage de la fraction
facteurs écologiques mais doivent, également
fine (100—500 um) est très inégal, il varie de
résister à toute forme de compétition pour qu'el—
16,71 a 85,89 %. Dans l’ensemble, la contribu—
les
puissent '
se
maintenir
{Moore,
1958;
tion relative de la fraction supérieure (>SOO um)
ConOver, 1968; Vinogradov, 1968; Maucheline &
est importante ; elle est supérieure a 50 %. Par
Fisher, 1969; Longhurst, 1967; Peärre, 1973;
conséquent, les valeurs du rapport des biomas—
Omori, 1974;
& De Sainte-Claire, 1975;
ses
{fraction
supérieure/fraction fine) sont
Lam
&
Frost, 1976, Lehman, 1976; Petit &
supérieures à 1,5.Cela traduit l'excès de la bio—
Courties,
1976; Gerritsen &
1977;
masse de la fraction supérieure a 500 pm par
Bamstedt, 1984; Price& Paffenhôffer, 1985; Gill,
rapport a la fraction fine. Par contre, dans les
1987; Ohman, 1988).
zones
de résurgenCés, cette valeur est proche
Il faut souligner que l‘effet de la circulation
de 0. Elle illustre la nette prédominanCe des
secondaire (upwelling et courants de dérive
petits organismes.
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