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P. de Kinke!in, AM. Hatîenberger
carpe
en
deçà de sa zone optimale de température et l‘on peut se demander si,
à
l‘intérieur
de
cette
zone,
ce
poisson
ne
dispose
pas
d'un
mécanisme
non
spécifique de protection antivirale.
2)
Les
bactéries et les bactérioses
Les
bactéries
impliquées
dans
les
maladies
des
poissons
se
trouvent
aussi
dans
le
tableau
1.
Par
rapport aux virus,
elles
présentent une moindre
spécificité
d'hôte
mais
leur
clinique
est
partiellement
calquée,
pour
des
raisons
pathogéniques, sur celle des viroses. On distingue :
—
La
septicémie à dominante
nécro—hémorragique qui
est
le
tableau
le
plus répandu pour les germes Gram négatif.
—
L'infection
localisée à dominante nécro—hémorragique montrant, soit un
tropisme
cutané
dans
l'erythrodermatite
causée
par
Aeromonas
salmonicida
subsp.
nova
(Bootsma
et
al.,
1977)
ou
dans
la
flexibactériose
à
F.
columnariËΗsoit un tropisme branchial pour Flavobacterium branchiophila. ÎÎ
arrive
que
des
infections
localisées évoluent vers la généralisation.
—
L'infection
localisée
hypertrophiante,
comme
celle
causée par l'agent
de
l'”épitheliocystis” qui pourrait être une rickettsie.
Parmi
les
bactéries
isolées
des
poissons malades,
il
est
classique de
distinguer
des
germes
pathogènes stricts et des opportunistes.
Les
premiers
doivent
absolument
rencontrer
un
hôte
convenable
pour
assurer
leur
dévelop—
pement,
et
leur
survie
dans
le milieu
extérieur n'est qu‘un stade d'attente.
L'agent de l'erythrodermatite et certaines souches de A. hydrophila sont dans
ce
cas.
De
la
sorte,
la
plupart
des
autres
bactéries
des
poissons
se
comportent
comme
des
pathogènes
opportunistes
et
leur
pénétration
dans
l‘organisme
du
poisson
n'est
suivie
d'une
maladie
que
si
l‘hôte
est
rendu
réceptif
par
des
conditions
tenant
à
]Jenvironnement.
Ces
conditions
sont
schématiquement les suivantes :
—
la
multiplication
excessive
dans
le
milieu
aquatique
d'agents
virtuellement
pathogènes
—
l‘existence
de
lésions corporelles permettant la pénétration de germes
—
l'état
de
moindre
résistance
du
poisson
induit
par
diverses
”agres—
sions"
génératrices de l'état de stress.
La
multiplication des germes présents dans l'eau est souvent le cas pour
A.
hydrophila
ou
pour
les
myxobactéries.
Une
prolifération
bactérienne
analogue
est
signalée par Bejerano et al.
(1979)
dans
des
étangs israëliens
fertilisés
par
une
fumure
d'origine—aviaire et dans lequels des infections à
Proteus
rettgeri éclataient chez les poissons.
L'induction
de
lésions
tégumentaires est fréquente
lors
de
toutes
les
manipulations
du
poisson
au
cours
de
sa
capture,
de
son
triage,
de
son
stockage ou de son transport (Baudouy et Michel, 1980).
L‘état de stress peut résulter non seulement des opérations précédentes,
mais
également de variations dangereuses de
valeurs
de
certains
composants
physico—chimiques
de
l'environnement
(température, pH, oxygène). Le poisson
ainsi
affaibli
devient
alors
sensible
à
nombre
de
germes
saprophytes
qui
envahissent
son
organisme
à
partir
de
l'extérieur
ou
du
tube
digestif. En
plus
infections
par
Aeromonas
ou
Pseudomonas,
on
peut
ainsi
rencontrer
des
enterobactérioses
au
cours
desquelles
des
Escherichia,
Citrobacter,
Êg£gggËgg£gg, ÏËÎËÈÊ et Serratia sont isolés en culture pure de poissons
presentant des signes cliniques de septicémie. En général, l'injeCtion des
96Pme$
150195
a
des
poissons sains, n'est suivie d'aucune maladie.
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