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V. Sinaï
Le
modèle calcule une brutale poussée phytoplanctonique arrêtée par le dé—
veloppement du zooplancton.
Le
phytoplancton tombe alors sur sa valeur seuil,
ce
qui neutralise les oscillations,
avant de poursuivre une croissance de type
exponentielle.
Le
zooplancton,
après
son
développement initial,
décline
pour
osciller
ensuite
autour
d‘une
valeur
constante.
Les
alevins
accusent au départ
un
léger palier dû à l‘importante mortalité des premiers jours, puis voient
leur biomasse augmenter exponentiellement.
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Fhyîopëencî‘en
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Zoopiancîon
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…
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0
Jours
5O
Fig. 3 : Le modèle : simulation Sur 50 jours pour les conditions initiales d‘é—
levage.
Ces
conditions
sont
celles
des
étangs à t=o (fig. 1)
:
phytoplanct0n
x
=
0,5 mg C/l
(valeur estimée)
;
zooplancton y = 0,1 mg C/l ; nb initial d‘a—
levins
11
=
0,03
ind./l
(30 ind./m2)
;
poids
individuel
initial
des
alevins
z
=
0,4 mg C/ind.
Il
s‘agit d'un modèle proie—prédateur à deux niveaux de type
logistique avec introduction d‘une mortalité juvénile des alevins et de seuils
minima
en
proies
qui
déclenchent
la
prise
alimentaire
du
zooplancton et des
alevins,
respectivement sur le phyto et le zooplancton. Taux de croissance exponentiel du phyto a : 0,8/j
;
vitesse
de
filtration
du zoo l = 2,4 l/mgC-j ;
taux
de
croissance
du
zoo
sur
lisier C : o/j (voir texte) ; prédation des ale—
vins
sur
le
zoo
(analogue à une filtration) d = 1 l/mgC.j ; respiration—excré—
des
alevins
e
:
0,05/j
;
rendement
de
conversion
alimentaire
respectivement
phyto—zoo
(R2) et zoo—alevins
(R4) = 0,6 et 0,3 mg C/mg C ; seuils minima en
proies 81 = 0,007 mg C/l de phyto pour le zoo et 82 = 0,001 mgC/l de zoo pour
les alevins.
Ces valeurs sont issues de la littérature
(voir tableau I) ou es—
timées empiriquement_à partir des expériences.
Qualitativement,
le
modèle
reproduit assez bien le comportement du zoo—
plancton des étangs concernés pour les 50 premiers jours d'élevage (fig-l), en
particulier l‘important développement des 20 premiers jours suivi de la chute.
Pour
le
phytoplancton,
il
est
possible (c'est classique en étang) qu'il y ait
eu
une
première poussée en début d'élevage mais nous manquons de données sur
cette
période. Par contre le modèle prévoit ensuite un développement exponen—
tiel
en désaccord avec les données.
Le
palier,
dû
à
la mortalité des alevins
en
début
d'élevage est reproduit par le modèle ainsi que la croissance expo—
nentielle
qui suit,
mais
le
modèle est incapable de rendre compte de l'inflé—
chissement de la croissance en fin d‘expérience.Quantitativement, les niveaux de biomasse obtenus tant pour les pics de
zooplancton que pour les alevins atteignent à peine le tiers de la réalité, ce
qui serait compatible avec une entrée supplémentaire de biomasse par le lisier
(dans les simulations, c = O), surtout que les paramètres de croissance utili—
sés
sont
assez
élevés
(un taux de croissance phytoplanct0nique de 0,8/j, qui
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