Le niveau de la mer : la crainte du déluge
37
pompage.
Dans les grandes villes côtières se posera le problème de l’écoudes eaux usées par
suite de la montée en charge des collecteurs
.
destinés à les évacuer, comme le montre déjà l’exemple de La Nouvelle—
Orléans. Près de la moitié de cette ville, protégée par des digues, se
trouve au—dessous du niveau moyen de la mer. Son drainage est assuré par
'
140 km de canaux, 90 km de conduites de gros diamètre et 21 stations de
pompage, capables de diriger 85 millions de litres d’eau par minute vers
le Mississippi et le lac Pontchartrain. La ville étant construite sur
tourbeuses, il s’ensuit des affaissements de terrain qui déstabilisent les
constructions et qui aggravent‘ encore les conditions du drainage.
—
.
des événements extrêmes.
,
_
En réalité, plus que par ses effets lents et
l’Occurrence plus fréquente et aussi
météo—marins qualiés aujourd’hui d’exceptionnels,
rareté etde leur magnitude,
la réalité et de la gravité d’une acCélération éventuelle delïélévaîiônjdu,
niveau de la mer. Des phénomènes extrêmes, comme les ondes de tempête
…
qui résultent de la conjonction aléatoire de basses pressions atmosphé—
riques, de forts vents poussant
vagues a la côte et de marées de
vives—eaux, et qui se traduisent
par une élévation anor—
—
male du niVeau de la mer, se produiräent plus souvent, avec
renforcées; Des espaces qui, dans la mémoirecollective des
étaient considérés'cômme hors d’atteinte de la mer—,
Par-exemple, auX Pays—Bas, on a c‘alcù1éèqüe,ipoür /
uneélévion du niveau de la mer de 0,50. m, la pr0babilité d’oœutrence
'
de la grande-onde de tempête des 31 janvier etl__erlfévrier 1953 dontlä
'
bilan a été lourd, passerait de 500 à ‘80-ans. C’est dans les grandes/unes
Côtières que ces événements extrêmes
feraient/degres
»
dégâts. ll‘-"est bonde rappelerici que sur vingt
dépassant
milli0ns d’habitants, dix sont localisées à”
De ce point devue les—plus vulnérables sont Bangkok
et
résistance
_
:“I‘l—
"
d?un
parlTÀN61119893
ïîle :1Ïdè 17
Précédent

- 37/246

Suivant