Vie et mort des récifs coralliens
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ensuite bouchées par
la reprise de la croissance du corail, constituent des
brèches profondes dans les récifs—barrières et les atolls. Ces“ constructions
représentaient
alors des obstacles à l’écoulement vers la mer des eaux plu—
viales qui, en nissant par déborder, y
ont entaillé des gorges. Dans certains
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cas, on a pu
établir une continuité entre le cours d’eau d’une île centrale,
une vallée fossile dans le lagon et une passe. La passe de Longogori, dans le
récif—barrière de l’Estde Mayotte, montre une forme en méandre qui trahit
clairement son origine uviale. En période glaciaire de bas, niveau marin,
même si le refroidissement des eaux océaniques a été amorti aux latitudes
tropicales,
la croissance des coraux a dû être ralentie, voire arrêtée sur les
marges
du domaine madréporique actuel. L’analyse des échantillons préle—
vés à l’occasion des carottages faits ”dans certains récifs a d’ailleurs apporté
la preuve que
les constructions coralliennes avaient connu des périodes
d’interruption dans leur édication. A Mururoa, par exemple, on a identi—
é sous le lagon quatre discontinuités' attribuées à des abaissements du
niveau de la mer pendant le Quaternaire. On a ainsi reconnu le récif édié
pendant la dernière période interglaciaire, il y a environ 125 000 ans, qui,
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bien que
le niveau de la mer se soit situé alors à quelques mètres au—dessus
de son niveau d’aujoùrd’hui, se rencontre Vers -—7 rn sous le récif actuel à
cause de la subsidence de l’édice. Ailleurs, des périodes d’émersion des
récifs Ont aussi été clairement repérées dans les sondages à partir de
Photo 19. — Mayotte, archipel des Comores. Nécrose de coraux sur un récif frangeant,
victimes d’un accroissement de la turbidité des eaux littorales
à une érosion des
sols dans l’île où les défrichements s’étendent sous la pression d’une population en
forte augmentation.
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